LA TOPIQUE ROMANTIQUE

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ROMANTISME
Le romantisme est né en Angleterre et en Allemagne autour de 1795, mais déjà une sensibilité nouvelle s'exprimait avec des œuvres comme les Confessions (1781-88) et les Rêveries d'un promeneur solitaire (1782) de Jean-Jacques Rousseau ou le Werther (1774) de Goethe. Au tout début du 19ème siècle, en France, Chateaubriand (1768-1848) et Mme de Staël (1766-1817) annoncent aussi le romantisme, l'un par son goût pour l'introspection et l'autre par sa curiosité envers la jeune littérature allemande, mais ce n'est que vers 1820 que le courant romantique s'impose en France. À partir de 1827, année où Hugo fonde le Cénacle autour duquel se réunissent Lamartine, Musset, Vigny et des peintres comme Delacroix, le romantisme est l'influence dominante de la vie artistique et intellectuelle française.
Le romantisme a complètement renouvelé le paysage littéraire français. Il a imposé des thèmes un peut négligés comment la nature ou le fantastique. Il a mis au goût du jour le Moyen Âge. Les romantiques, cherchant à la fois l'originalité et une expressivité aussi directe que possible, ont aussi aimé explorer de nouvelles formes artistiques: ils ont créé un théâtre plus libre, ils ont fait du roman un genre majeur et ils ont libéré la poésie jusqu'à inventer le poème en prose.
De fait, le romantisme est sans nul doute le mouvement artistique le plus important du 19ème siècle. Il est vrai qu'à partir de 1848, avec l'effondrement de la monarchie en France, le courant s'essouffle, ne se survivant plus qu'à travers quelques génies comme Hugo; mais avec Baudelaire, puis chez les symbolistes, l'influence romantique s'est prolongée jusqu'à la toute fin du siècle.

LA TOPIQUE ROMANTIQUE
L'amour romantique ne se réduit pas au cliché habituel. Il existe incontestablement une idéalisation de l'amour. Cet amour passionnel s'oppose au mariage qui n'est qu'un arrangement froid et réfléchi excluant d'emblée l'exaltation des sentiments. Néanmoins, l'amour romantique est loin d'être idyllique : la violence de la passion est aussi la violence du désir ; l'acte charnel est parfois décrit comme un viol ou comme un accouplement de deux êtres en rut. L'amour romantique est ainsi absolu et excessif ; il subvertit la morale par sa brutalité, et suscite des jalousies fatales par son inconstance ; source de souffrance et de jouissance violentes. L'amour est pour le romantisme la seule fatalité invincible : il ne fait qu'un avec l'élan vital dans le bonheur, mais se métamorphose, dans le malheur, en passion désespérée, avec son lot de crimes abominables, de meurtres, de trahisons, de suicides, de destruction de la personne aimée.
Le moi est en premier plan dans la littérature romantique. Le sujet de les ouvres est Je et l’objet les sentiments. Ce changement de vision n’est qu’une réponse aux littératures sociales et éducatives du siècle précédent. En plus le poète se veut la guide des nations, l’élu par dieu qui donne la sagesse à ses lecteurs, qui ne sont pas au son nouveau parce qu’ils ne comprennent pas le monde à cause de leur insensibilité.
Le romantisme exprime un profond malaise des hommes victimes d'un monde économique où il devient impossible de vivre dignement. Les progrès intellectuels apportés par les Lumières s'accompagnent en effet d'un vide spirituel, d'un ennui profond qui pousse au suicide ou à la démence. La mélancolie est le signe distinctif de l'artiste : c'est déjà le spleen (plus tard Baudelaire) sans cause précise, état morbide où l'on ne se supporte plus, où la solitude est un enfer, où la conscience du temps qui passe et le malheur de l'homme, la cruauté de la nature accablent l'esprit, et lui inspirent des tentations de révoltes politiques ou de suicide, à moins qu'il ne sombre dans la folie. Ce mal est le mal de l'homme, sa condition, et cette expérience de la douleur est inséparable de la vie et de son apprentissage ; c'est une fatalité qu'il faut expier, un châtiment dont le monde est la réalisation. La mélancolie romantique traduit un malaise de l'individu qui ne parvient pas à vivre dans la société et simplement, à vivre. La sensibilité romantique se révolte contre un système politique qui anéantit l'artiste en se consacrant à la gloire de la nation. C'est la révolte par dégoût, dégoût de l'avidité bourgeoise, de la société moderne, dégoût pour un présent qui n'a plus de passé ni encore d'avenir, à la fois plein de semblants de ruines et d'espoirs incertains.
Le romantisme est une pensée de l'Ailleurs. Pour échapper à un monde de plus en plus prosaïque, bourgeois, où la science ne laisse plus d'espace au merveilleux et où la religion elle-même a moins affaire avec la foi ardente qu'avec la morale la plus plate, les romantiques rêvent à ce qu'il y a de plus lointain de l'univers social qui devrait être le leur. Au début du 19ème siècle, les références changent. Désormais, les références à l'antiquité apparaissent désincarnées, trop codifiées pour rejoindre les nouvelles générations. Au contraire, il s'agit de montrer des passions aussi ardentes que possible, d'autant plus que la réalité sociale, surtout après l'aventure napoléonienne, ne permet plus de les vivre. Aussi, les romantiques aiment-ils plonger leurs personnages dans les époques passées où les passions étaient les plus vives. Cependant, c'est sans doute le Moyen Âge qui a le mieux inspiré les romantiques. Un Moyen Âge de fantaisie la plupart du temps, où les joutes et les tournois, les princesses et leurs chevaliers, forment un monde évidemment peu respectueux de la réalité historique.
Le spectacle de la Nature ramène d'abord à l'Homme lui-même: l'automne et les soleils couchants deviennent dès lors des images du déclin de nos vies, alors que le vent qui gémit et le roseau qui soupire symbolisent bien entendu les émotions du poète lui-même. La Nature est un lieu de repos, de recueillement; en s'y arrêtant, on oublie la société, les tracas de la vie mondaine. Il est d'ailleurs conséquent à l'esprit romantique qu'on se confie plus aisément à un lac qu'à un ami en chair et en os. C'est bien là le signe, à la fois, du dédain des romantiques pour l'univers social et du goût de ces poètes pour la méditation, pour un retour sur soi que la Nature, comme un miroir, ne fait que favoriser.

ROMANTISME
Le romantisme est né en Angleterre et en Allemagne autour de 1795, mais déjà une sensibilité nouvelle s'exprimait avec des œuvres comme les Confessions (1781-88) et les Rêveries d'un promeneur solitaire (1782) de Jean-Jacques Rousseau ou le Werther (1774) de Goethe. Au tout début du 19ème siècle, en France, Chateaubriand (1768-1848) et Mme de Staël (1766-1817) annoncent aussi le romantisme, l'un par son goût pour l'introspection et l'autre par sa curiosité envers la jeune littérature allemande, mais ce n'est que vers 1820 que le courant romantique s'impose en France. À partir de 1827, année où Hugo fonde le Cénacle autour duquel se réunissent Lamartine, Musset, Vigny et des peintres comme Delacroix, le romantisme est l'influence dominante de la vie artistique et intellectuelle française.
Le romantisme a complètement renouvelé le paysage littéraire français. Il a imposé des thèmes un peut négligés comment la nature ou le fantastique. Il a mis au goût du jour le Moyen Âge. Les romantiques, cherchant à la fois l'originalité et une expressivité aussi directe que possible, ont aussi aimé explorer de nouvelles formes artistiques: ils ont créé un théâtre plus libre, ils ont fait du roman un genre majeur et ils ont libéré la poésie jusqu'à inventer le poème en prose.
De fait, le romantisme est sans nul doute le mouvement artistique le plus important du 19ème siècle. Il est vrai qu'à partir de 1848, avec l'effondrement de la monarchie en France, le courant s'essouffle, ne se survivant plus qu'à travers quelques génies comme Hugo; mais avec Baudelaire, puis chez les symbolistes, l'influence romantique s'est prolongée jusqu'à la toute fin du siècle.

LA TOPIQUE ROMANTIQUE
L'amour romantique ne se réduit pas au cliché habituel. Il existe incontestablement une idéalisation de l'amour. Cet amour passionnel s'oppose au mariage qui n'est qu'un arrangement froid et réfléchi excluant d'emblée l'exaltation des sentiments. Néanmoins, l'amour romantique est loin d'être idyllique : la violence de la passion est aussi la violence du désir ; l'acte charnel est parfois décrit comme un viol ou comme un accouplement de deux êtres en rut. L'amour romantique est ainsi absolu et excessif ; il subvertit la morale par sa brutalité, et suscite des jalousies fatales par son inconstance ; source de souffrance et de jouissance violentes. L'amour est pour le romantisme la seule fatalité invincible : il ne fait qu'un avec l'élan vital dans le bonheur, mais se métamorphose, dans le malheur, en passion désespérée, avec son lot de crimes abominables, de meurtres, de trahisons, de suicides, de destruction de la personne aimée.
Le moi est en premier plan dans la littérature romantique. Le sujet de les ouvres est Je et l’objet les sentiments. Ce changement de vision n’est qu’une réponse aux littératures sociales et éducatives du siècle précédent. En plus le poète se veut la guide des nations, l’élu par dieu qui donne la sagesse à ses lecteurs, qui ne sont pas au son nouveau parce qu’ils ne comprennent pas le monde à cause de leur insensibilité.
Le romantisme exprime un profond malaise des hommes victimes d'un monde économique où il devient impossible de vivre dignement. Les progrès intellectuels apportés par les Lumières s'accompagnent en effet d'un vide spirituel, d'un ennui profond qui pousse au suicide ou à la démence. La mélancolie est le signe distinctif de l'artiste : c'est déjà le spleen (plus tard Baudelaire) sans cause précise, état morbide où l'on ne se supporte plus, où la solitude est un enfer, où la conscience du temps qui passe et le malheur de l'homme, la cruauté de la nature accablent l'esprit, et lui inspirent des tentations de révoltes politiques ou de suicide, à moins qu'il ne sombre dans la folie. Ce mal est le mal de l'homme, sa condition, et cette expérience de la douleur est inséparable de la vie et de son apprentissage ; c'est une fatalité qu'il faut expier, un châtiment dont le monde est la réalisation. La mélancolie romantique traduit un malaise de l'individu qui ne parvient pas à vivre dans la société et simplement, à vivre. La sensibilité romantique se révolte contre un système politique qui anéantit l'artiste en se consacrant à la gloire de la nation. C'est la révolte par dégoût, dégoût de l'avidité bourgeoise, de la société moderne, dégoût pour un présent qui n'a plus de passé ni encore d'avenir, à la fois plein de semblants de ruines et d'espoirs incertains.
Le romantisme est une pensée de l'Ailleurs. Pour échapper à un monde de plus en plus prosaïque, bourgeois, où la science ne laisse plus d'espace au merveilleux et où la religion elle-même a moins affaire avec la foi ardente qu'avec la morale la plus plate, les romantiques rêvent à ce qu'il y a de plus lointain de l'univers social qui devrait être le leur. Au début du 19ème siècle, les références changent. Désormais, les références à l'antiquité apparaissent désincarnées, trop codifiées pour rejoindre les nouvelles générations. Au contraire, il s'agit de montrer des passions aussi ardentes que possible, d'autant plus que la réalité sociale, surtout après l'aventure napoléonienne, ne permet plus de les vivre. Aussi, les romantiques aiment-ils plonger leurs personnages dans les époques passées où les passions étaient les plus vives. Cependant, c'est sans doute le Moyen Âge qui a le mieux inspiré les romantiques. Un Moyen Âge de fantaisie la plupart du temps, où les joutes et les tournois, les princesses et leurs chevaliers, forment un monde évidemment peu respectueux de la réalité historique.
Le spectacle de la Nature ramène d'abord à l'Homme lui-même: l'automne et les soleils couchants deviennent dès lors des images du déclin de nos vies, alors que le vent qui gémit et le roseau qui soupire symbolisent bien entendu les émotions du poète lui-même. La Nature est un lieu de repos, de recueillement; en s'y arrêtant, on oublie la société, les tracas de la vie mondaine. Il est d'ailleurs conséquent à l'esprit romantique qu'on se confie plus aisément à un lac qu'à un ami en chair et en os. C'est bien là le signe, à la fois, du dédain des romantiques pour l'univers social et du goût de ces poètes pour la méditation, pour un retour sur soi que la Nature, comme un miroir, ne fait que favoriser.

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