Uso del rosso e del nero in alcuni testi francesi

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Testo

Littérature française
Henry Beyle, Stendhal : « LE ROUGE et LE NOIR » (1830)
TRAME DE L’ŒUVRE
C’est l’histoire d’un jeune paysan de Verrières, Julien Sorel, qui a été choisi par M.de Renal comme precepteur de ses enfants.
Il tombe amoureux de Mme de Renal; entre les deux amants éclate une irrésistible passion.
Renvoyé par M. de Renal, Julien entre au séminaire où il ne se trouve pas bien. Puis, il obtient une place de secrétaire chez le Marquis de la Mole, où il séduit sa fille Mathilde.
Elle reste enceinte et Julien demande sa main.
Le Marquis reçoit une lettre de Mme de Renal où elle décrit Julien comme un imposteur, et il ne veut permettre plus le mariage. Julien, furieux, part pour Verrières où il cherche de tuer Mme de Renal qui toutefois reste seulement blessée. Julien est emprisonné et condamné à mort.
Il reçoit les visites de Mme de Renal qui l'aime toujours. Julien est exécuté et trois jours après meurt aussi Mme de Renal.
LE TITRE

Les interprétation du titre sont plusieurs: la première qui avait été faite est celle qui attribue la couleur rouge à l'uniforme militaire (que Julien prend à la fin du roman)
et la couleur noire à l'habit ecclésiastique (que Julien, au contraire, endosse dans la première partie).
D'autres interpretations ont été également donnée après: l'une compare le rouge à Julien , le jeune révolutionnaire, et le noir à l'église, une autre propose la comparaison du rouge et du noir comme les couleurs qui composent la roulette (le rouge et le noir des présage) et enfin la dernière, qui est meme la moins considerée, parle du rouge et du noir comme les couleurs dont était peinte la guillotine.
Dans toute l'oeuvre, on peut aussi relever le conflit entre les différentes classes sociales: dans un premier temps, Julien voit Mme de Renal et Mathilde de La Mole comme des ennemies, parce qu'elles appartiennent à des classes supérieures; même s'il devient l'amant des deux femmes il ne s'intègre pas dans leurs classes, et c'est pour célà que Julien préfère un martyre qui témoigne en faveur de la classe sociale dont il est issu.
Et alors voilà qui prend vie une nouvelle interprétation du titre: le rouge comme le sang et le noir comme l'hypocrisie: Julien, pour la première fois, décide d'abandonner l'hypocrisie (il n'a plus besoin d'une arme) et opte sans retour pour le rouge.
Charles Baudelaire
Le rouge et le noir dans l'univers baudelairien
• “L’Idéal”, “Hymne à la beauté”, “Harmonie du soir”: le rouge comme idéal de beauté, couleur de l’action et de l’ivresse
• “Spleen”: le noir comme couleur de la mélancolie, de l’étouffement et de l’angoisse.
Le Rouge
Le rouge et le noir sont aussi deux pôles antithétiques de l'univers baudelairien.
Les tonalités chaudes, le rouge aux côtés du jaune, reviennent sans cesse dans Les Fleurs du Mal, et en particulier dans la première partie de la section Spleen et Idéal, dans de nombreux poèmes tels que Parfum exotique, Le Vampire, Le Balcon, tantôt pour décrire les nuances d'un coucher de soleil, tantôt pour évoquer le sang, le cœur. C'est aussi la couleur de la violence qui jaillit d'un coup de couteau planté dans le cœur, celle de la passion, de la sensualité lors d'un baiser voluptueux dans une contrée exotique.
L'Idéal
Le poète décrit dans ce sonnet, le dix-huitième de la section Spleen et Idéal, son propre idéal de beauté. Dans les deux quatrains, la beauté est souillée, corrompue, dépréciée par la société du XIX° siècle. Ces teints blêmes s'opposent au rouge idéal du poète, à ce rouge de la passion et de l'énergie que l'auteur s'approprie à l'aide de l'adjectif possessif "mon". Ce rouge vif se rattache à l'univers baudelairien de l'idéal, des fleurs, des synergies et correspondances entre les différents éléments, de la beauté, de la Nature, de la chaleur, des voyages et de l'exotisme.
Mais cette beauté est fragile, caduque, temporaire. Cette floraison est menacée par l'ennui, le mal et la mort. Pour conclure, une image violente et sanguinaire Lady Macbeth, héroïne farouche et sans scrupules de Shakespeare qui commit un crime et tenta de nettoyer ses mains tâchées de sang.

Ce ne seront jamais ces beautés de vignettes,
Produits avariés, nés d'un siècle vaurien,
Ces pieds à brodequins, ces doigts à castagnettes,
Qui sauront satisfaire un cœur comme le mien.
Je laisse à Gavarni, poète des chloroses,
Son troupeau gazouillant de beautés d'hôpital,
Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses
Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal.
Ce qu'il faut à ce cœur profond comme un abîme,
C'est vous, Lady Macbeth, âme puissante au crime,
Rêve d'Eschyle éclos au climat des autans;
Ou bien toi, grande Nuit, fille de Michel-Ange,
Qui tors paisiblement dans une pose étrange
Tes appas façonnés aux bouches des Titans!
Hymne à la beauté
Dans Hymne à la Beauté, le vin, le crime, le couchant et l'aurore s'opposent à l'abîme infernal, au gouffre noir, au tombeau, aux profondeurs.
Le rouge s'oppose donc au noir en obéissant à ce jeu d'antithèses, de contraires qui constitue la colonne vertébrale des Fleurs du Mal: l'opposition entre bonheur et malheur, entre bien et mal, entre spleen et idéal, entre couleur et absence de couleur, entre passé et présent, entre amour et solitude, entre voyages exotiques et réalité urbaine, entre chaleur et sombre humidité. Ce profond tiraillement du poète se retrouve donc également dans le choix des couleurs.
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô Beauté! ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.
Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore;
Tu répands des parfums comme un soir orageux;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.
Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.
Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques ;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.
(…)
Harmonie du soir
Dans Harmonie du soir, le soleil se noie dans son propre sang, selon une image déjà utilisée par Nerval lors de ses flâneries à travers les rues de Paris. Le poète se heurte à la menace d'un gigantesque gouffre noir, il craint cet abîme à la profondeur insondable qui le hante à l'infini.
Voici venir les temps ou vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir
Valse mélancolique et langoureux vertige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige
Valse mélancolique et langoureux vertige
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige Un coeur tendre qui hait le néant vaste et noir
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige
Un coeur tendre qui hait le néant vaste et noir
Du passé lumineux recueille tout vestige
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir
Le Noir
Le noir est plutôt présent dans la deuxième partie de la section Spleen et Idéal, et notamment dans les poèmes sur le spleen, ce terme emprunté à l'anglais par Diderot mais que Baudelaire a fait sien. Le spleen se définit comme une neurasthénie, un état dépressif sans raison apparente, qui prend dans l'œuvre plusieurs formes et plusieurs degrés. Éternel ennui, angoisses morbides, crises hallucinatoires sont les symptômes d'un malaise physique qui n'est que la forme pathologique d'un mal-être moral. Le poète est enfermé dans l'Ici, dans sa condition humaine, prisonnier du temps et du néant, enveloppé dans le noir.
Spleen
D'ailleurs dans ce poème, intitulé Spleen, tout concourt à cette noirceur: le ciel bas et lourd qui donne l'impression au poète d'étouffer, le noir qui rend les journées aussi tristes que les nuits, la terre qui ressemble à une prison sombre et humide où voltigent des chauves-souris, la pluie qui tombe en formant des barreaux de prison, des araignées qui tissent leurs toiles dans la tête des humains, des corbillards qui, évoquant un enterrement, défilent en silence dans l'âme meurtrie du poète. Ce sentiment d'angoisse inexplicable finit par instaurer un climat de mélancolie à travers l'image du drapeau noir.
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
I l nous verse un jour noir plus triste que les nuits;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

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