Marcel Proust "à la recherce du temps perdu"

Materie:Riassunto
Categoria:Francese
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Data:27.06.2005
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Né à Paris en 1871 (il y mourut en 1922), comme écrivain commença sur quelques revues liées au symbolisme.En 1893 le poète Robert de Montesquiou l'introduisit dans le milieu aristocratique, où il trouva les modèles réels de ses personnages. Son premier livre fut Les plaisirs et les jours, une récolte de proses d'occasion frelatées et mondaines. Entre 1896 - 1904 il travailla à un roman qui constitue l'ébauche de sa grande oeuvre, avec le titre Jean Santeuil. Il s'intéresse à l'architecture, la peinture, la sculpture, étudie les écrits du critique anglais John Ruskin il traduit quelques livres. En 1902 son père meurt et en 1905 sa mère à lequelle il était lié par une tendresse morbide. En 1906 il s'installe dans un appartement de boulevard Haussmann, où il fait appliquer aux murs de sa chambre un revêtement en liège pour se protéger du bruit: isolé ici du monde, il écrivit À la recherche du temps perdu cycle monumental de 7 romans auquel il travailla jusqu'aux derniers jours de sa vie. La première partie, Du Côté de chez Swann sortit en 1913 sur compte de l'auteur, après qu'il avait été refusé par Guildes .En 1919 - 1922 l'éditeur Gallimard publia À l'ombre de jeunes filles en fleur qui obtint le prix Goncourt, Les Guermantes et Sodomie et Gomorrhe. Les dernières trois parties parurent posthumes, en 1923 - 1927:La prisonnière, La fugitive, Le temps retrouvé. En « Du Côte de chez Swann » le Narrateur, remué par une association fortuite, évoque le monde de l'enfance à Cambray: les chères figures de sa mère, de sa grand-mère, de sa tante Léonie, de la fidèle Françoise. Les promenades quotidiennes le mènent en deux directions opposées: la rue de Méséglise où Swann habite avec la fille Gilberte et le musicien Vinteuil et la rue des Guermantes, les grands aristocrates qui apparaissent lointains. A cette première partie il suit une seconde, puis "Un amour de Swann" dans lequel il évoque la passion de Swann pour la célèbre Odette de Crécy devenue sa femme. Dans la troisième partie du roman le Narrateur raconte les événements de son amour d'adolescence pour Gilberte sur le fond des Champs Elysées.
En "À l'ombre des filles en fleur" le Narrateur jeune connaît l'écrivain Bergotte et la grande actrice Berma, pendant que l'amour pour Gilberte s'évanouit lentement. Il se rend à Balbec, grande plage à la mode, où il rencontre le jeune Robert de Saint-Loup apparenté avec les Guermantes qui le présente à son oncle, le baron de Charlus. Mais le Narrateur est enchanté par le petit groupe des "jeunes filles en fleur", Andrée Albertine, Rosamonde et leurs amies.
Dans "Les Guermantes" le Narrateur est à Paris, il habite avec les siens dans un appartement de l'immeuble des Guermantes. Il s'éprend de la duchesse et pour pouvoir l'approcher il s'établit pour quelques jours à Doncières, ville où Saint - Loup fait son service militaire. Il connaît la maîtresse de Robert, la jeune actrice Rachel, fréquente le salon de Madame de Villeparisis. Sa grand-mère maternelle meurt: le Narrateur renouvelle l'amitié avec Albertine et il apprend que Charlus est homosexuel

En "Sodoma et Gomorrhe" il apparaît pour la dernière fois Swann condamné par un mal incurable. Les vicissitudes de l'amour de Charlus pour le violoniste Morel et du narrateur pour Albertine déplacent la scène de Paris à Balbec, et puis à La Raspelière, la villa des Verdurin. Ayant désormais presque oublié la mort de grand-mère, le Narrateur s’interroge sur l'importance de l'amour qu’il lui apportait et il découvre les intermittences du cœur. Quand il apprend qu'Albertine a eu des rapports homosexuels avec Mlle Vinteuil, il décide de la reporter immédiatement à Paris.
Dans la Recherche le protagoniste s'exprime à la première personne et il s'identifie avec l'auteur ; les autres personnages ne sont en général que des transfigurations de personnages réels connus de Proust. Le roman a la structure d'une grande cathédrale gothique, avec ses zones d'ombre et la multiplication de ses corps accessoires et latéraux. C'est la reconstruction d'une vie entendue comme découverte graduelle du sens de la réalité à travers la mémoire, à partir d'un événement minimal et casuel: exemplaire, dans les premières pages du roman, l'épisode du gâteau, la "madeleine" que le protagoniste savoure de nouveau pour la première fois après son enfance et qui lui reporte à l’esprit une période entière de sa vie.

Proust est convaincu, avec Baudelaire et les symbolistes, que l'écrivain doit "libérer l'essence des sensations en les composant dans une métaphore". L'artiste n'invente pas mais il découvre. Sensations et choses sont plongées dans le flux du transitoire et de l'éphémère, soumises au temps qui les désintègre et qui les emporte. Il s'agit d'engager une lutte continuelle contre le temps. Seulement dans sa mémoire, selon Proust, l'homme peut cueillir dans son ensemble les transformations incessantes auxquelles le temps soumet faits, gens et sentiments. Une conception qui renvoie à la théorie du "temps créateur" d’Henri Bergson que Proust étudia. Bergson avait déjà parlé de conscience intérieure, coexistence de passé et présent dans le flux de la conscience.
Pour Proust le recouvrement du passé n'est pas toujours possible. Il distingue deux techniques: mémoire volontaire et mémoire spontanée. La mémoire volontaire rappelle à notre intelligence toutes les données du passé mais en termes logiques, sans nous rendre l'ensemble de sensations et sentiments qui marquent ce moment comme unique; la mémoire spontanée est la mémoire sollicitée par une sensation casuelle et qui nous plonge dans le passé avec un procédé alogique, qui permet d’entendre en même temps ce passé : c'est "l'intermittence du cœur", la technique à suivre pour le recouvrement mémorial basé sur l'analogie-identité entre la sollicitation casuelle du présent et ce qui est enseveli au temps perdu. En se différenciant des naturalistes et réalistes. Proust représente milieux, circonstances, personnages, de manière extrêmement subjective et dynamique. Le sien n'est pas un style simple: ses périodes sont presque toujours longues, lentes, contournées, riches d’incises et subordonnées: c'est un rythme qui a une fonction expressive, parce qu'il correspond au flux continu et déferlant du souvenir.
Swann est présenté d’abord à travers les impressions qu’il suscitait en enfant, puis en adolescent et jeune; Odette De Crecy nous est révélée à travers les impressions des hommes différents qui l'ont aimée; le fond du Bois de Boulogne est une chose quand le protagoniste jeune connaît la beauté lumineuse d'Odette, il devient autre quand cette présence et cette atmosphère sont un souvenir. C’est la fin de l'illustration traditionnelle du personnage conçu comme un bloc psychologique cohérent: le personnage se désintègre, a sa place nous avons les images différentes et non conformes qu'il assume dans la conscience des autres. En Proust l'intérêt se déplace de la caractérisation du personnage à la représentation de la dynamique du mécanisme de la conscience, sur la ligne qui portera à Joyce.
Même en réfléchissant une vision relativiste de la réalité, la Recherche est une fresque grandiose de la société française, représentée dans ses aspects et niveaux contradictoires: du milieu bourgeois et artistique du protagoniste et de son alterego Charles Swann, à l'aristocrate des Guermantes, au sordide et malfamé de Jupien fréquenté par le baron Charlus. Proust fut un observateur aigu et précis de la réalité sociale. Exceptionnelle, et elle à rendre possible mais pas exhaustive la disposition de la Recherche dans le roman psychologique, sa capacité d'introspection.
Les autres oeuvres révèlent un talent critique extraordinaire, une sûreté de jugement égale à la finesse et à l’indépendance des intuitions: Imitations et miscellanées , Chroniques, Contre Saint-Beuve. D'intérêt modeste ses Textes poétiques. Intéressants les volumes de la correspondance qui recueillent les lettres échangées avec son éditeur Gaston Gallimard, par exemple.

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