Le Romantisme, le Naturalisme, Baudelaire

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Le préromantisme français
En France, le romantisme s'affirme surtout comme une réaction violente contre le classicisme.
Chateaubriand, Constant, Sénancour et Madame de Stael annoncent le grand mouvement de rénovation. Déjà dans les oeuvres des romanciers, on presse l'ame romantique soumise au .
Madame de Stael, grande admiratrice de l'Allemagne écrit alors De 1’Allemagne.
Le livre définit les orientations théoriques de ce que sera le courant romantique français:
- retrouver le langage du coeur et des sentiments;
- retrouver les racines du Moyen Age et de la chevalerie;
- retrouver le sens du spirituel et de la religion dont la poésie est l'expression la plus profonde;
- l’inspiration et le génie sont plus forts que la raison et que l'ordre.
La naissance du romantisme
Le romantisme n’est pas né en France, meme si dès la fin du XVIII siècle un changement dans la sensibilité était perceptible chez Rousseau.
Il est d'abord apparu en Allemagne et en Angleterre. En effet les Français subissent l'influence de la littérature allemande et anglaise à travers des traductions. Surtout ils redécouvrent Shakespeare, Dante et Cervantes; ils connaissent aussi Manzoni. On voit naitre un intéret tout neuf pour l'Italie, la Grèce, l'Espagne et l'Orient.
Romantisme et engagement
Le romantisme exprime une difficulté foncière de s'adapter au monde. Certains choisissent de le fuir et de se replier sur soi - René, par example, le personnage de Chateaubriand en est le symbole - d'autres le condamnent totalement et s'orientent vers la politique pour tenter de modifier l'ordre établi.
L’écrivain romantique sent qu'il a un róle particulier: celui de prophète et guide de l'humanité, qui doit conduire le peuple vers la liberté. Ses personnages se rapprochent alors des grandes figures mythiques de la rivolte (Faust dans le Faust de Goethe, Prométhée dans Goethe, Shelley, Hugo).
L'engagement politique de quelques écrivains romantiques
Pour Alphonse de Lamartine, le poète a une mission sociale à accomplir. Il doit mettre son talent littéraire au service des idées philosophiques et morales afin de contribuir à l'édification du peuple.
Il écrit donc de la poésie où il livre son message politique e religieux, mais il s'engage aussi dans la vie politique de son temps.
Lamartine, élu député, est partisan de la démocratie politique; il prend la téte de la Révolution de 1848.
Sa vision est très marquée par le christianisme: la paix, la fraternità des peuples.
Pour Victor Hugo le poète est comme un mage, un prophète qui éclaire le peuple, et le conduit à Dieu.
Cependant Victor Hugo n’a pas été seulement un poète mais un homme politique. Il a pris position personnellement contre la peine de mort et l’injustice sociale. En 1845, il est nommé Pair de France. Il devient deputé de Paris. Il soutient la candidature de Bonaparte, mais lorsqu’il se rend compte que la France s'achemine vers une dictature, il se rapproche de la gauche. Le 2 décembre, jour du coup d'état qui instaure le Second Empire, Victor Hugo, qui [email protected] pas réussi à soulever le pcuple, dolt s'enfuir. Quand il rentre, il devient une figure de proue de la Trolslème République, vénéré par la gauche républicaine, et sénateur à vie à partir de 1876.
Alphonse de Vìgny s'interesse au christianisme social. Pour Vigny, le róle du poète est de guider les hommes vers le progrès.
Les thèmes romantiques
Dans un monde en plein bouleversement, secoué par la Révolution, le poète romantique dit et laisse libre cours à ses émotions, à son drame intérieur dont la nature se fait l'écho.
Il ouvre la dimension du reve et des fantasmes, retrouve le sens du merveilleux.
Il recherche l'unité mystérieuse entre le Moi et le Monde en retrouvant une dimension religieuse, en contraste avec le culte de la raison du siècle précédent.
Il a le goút de l'ailleurs. Il y a la revalorisation du Moven Age et le gout de l’exotisme.
Il libère le langage des conventions du classicisme.
Romantisme et classicisme
Les écrivains romantiques refusent les règles, les modèles de l'esthétique classique.
Contre le principe d'imitation, le poète doit au contraire exprimer l'originalité de sa subjectivité.
La liberté dans l'art, c'èst le principe fondamental revendiqué par les romantiques.
Les règles de la versification ne sont plus respectées, les genres sont mélangés.
Il s’agit d’une littérature personelle, subjective et souvent autobiographique.
Le romantisme manifeste un grand interet pour la nature et pour les paysages exotiques.
Les règles classiques sont refusées par désir de liberté.
La littérature romantique, se propose comme une littérature originale, nationale, moderne s'inspirant de l'histoire nationale et surtout du Moyen Age.
La vie doit étre peinte telle qu'elle est.
La poésie romantique
La poésie retrouve une place très importante à partir de la Restauration. On notera l'apparition d'un genre nouveau: la poésie en prose avec Gaspard de la nuit de Bertrand.
Le théátre romantique
Le mouvement romantique a été officiellement lancé en France le jour de la première représentation d’Hernani de Victor Hugo, en 1830. La pièce a été comme le manifeste d'un genre nouveau.
Le roman pendant la période romantique
Le roman intimiste Le roman romantique est très proche par ses thèmes de la poésie lyrique et cède aux tentations de l'autobiographie: Vigny dans Stello, Constant dans Adolphe, Senancour dans Oberman, Chateaubriand dans René, créent des personnages qui leur ressemblent comme des frères.
Le roman historique Les romantiques redécouvrent l'Histoire. Les romantiques français trouvent un modèle chez l'écrivain écossais Walter Scott.
Hugo donne deux grands romans historiques: Notre-Dame de Paris (1831) dont l'action se situe au Moyen-Age et Quatre-vingt-treize (1874) qui retrace les luttes de la Révolution.
Vigny dans son roman Cinq Mars présente une conception un peu diverse de roman historique.
Alexandre Dumas excelle dans le roman d'aventures historiques.
Théophile Gautier nous plonge dans les mystères de l’Egypte.
Le roman social Hugo dans Les Miserables s'attache à peindre les réalités sociales de la première moitié du XIX siècle: il décrit la misère physique et morale avec une sensibilìté poignante.
Mais l'écrivain qui tient le plus compte de la dimension sociale est sans doute George Sand. Elle est influencée à la fois par le catholicisme social et par le socialisme utopique. Ses romans sont engagés et militent en faveur de l'égalité réelle, de la solidarité et du pacifisme.
Le progrès
Le XIX, siècle a vu la naissance de la science moderne. Les instruments de travail se perfectionnent et les savants disposent de bibliothèques et de laboratoires.
De 1828 à 1842, c'est la révolution du chemin de fer; plusieurs lignes sont construites.
En 1860, le moteur à explosion est mis au point. L’électricité ouvre des perspectives immenses. L’industrie chimique fait un bond en avant.
Les progrès de la médecine sont extraordinaire. La photographie apparait avec Niepce et Daguerre.
La foi en la science
La foi en la science est telle qu’un philosophe comme Auguste Comte fonde sur elle sa doctrine, le positivisme.
Quelques grands noms de la science
Claude Bernard Il est biologiste. Il s'interesse au fonctionnement du foie et met au point la méthode esperimentale.
Louis Pasteur Il est chimiste et biologiste. Il découvre le principe du vaccin qui permet de combattre les maladies infectieuses.
Pierre et Marie Curie Ce sont deux physiciens de génie couronnés par le prix Nobel de physique en 1903. Ils découvrent la radio-activité.
LE NATURALISME, UN MOUVEMENT LITTERAIRE
Le positivisme scientifique de cette seconde moitié du XIX siècle trouve des échos jusque dans la littérature.
Le réalisme se proposait déjà de donner une image exacte et fidèle du monde et des hommes (metaphore du miroir).
Le naturalisme prolonge le réalisme. Le roman est aussi un champ d'investigation où tous les mécanismes de cette société sont analysés, disséqués scientifiquement.
Les precurseurs, les frères Goncourt
Edmond et Jules de Goncourt ont élaboré une théorie du roman qu'ils ont ensuite appliquée rigoureusement dans leurs oeuvres.
- 1er principe: la documentation.
- 2er principe: études de moeurs, études de cas. Balzac s'était déjà proposé de faire de ses romans des études de moeurs. Les Goncourt appliquent ce principe à la lettre. Leurs romans sont comme un montage, un collane de documents et d'anecdotes.
- 3er principe: le style artiste.
Les romans de Goncourt sont vite tombés dans l’oubli. Ils ouvrent la voie du naturalisme. La lecture di Germinie Lacerteux a été une révélation pour Zola. Le roman peint les bas-fond parisiens à travers le personnage d’une servante, jeune fille mère qui moura pour phtisi.
C’est Edmond de Goncourt qui a institué le prix littéraire qui porte son nom et qui existe encore aujourd’hui.
Zola, le théoricien du naturalisme
Le mouvement naturaliste est représenté par Emile Zola. Celui-ci a orchestré, après la publication de L’Assommoir, une véritable bataille naturaliste autour de ses livres.
Il réunit dans sa maison de campagne de Médan, près de Paris, de jeunes artistes.
Les Soirées de Médan, Le Roman expérimental, Les Romanciers naturalistes peuvent étre considérés comme les manifestes de la jeune école.
L'ambition scienfifique Emile Zola a lu Darwin et il partage son idée de la sélection naturelle pour la vie.
Il a lu Taine et en a retenu le principe de la détermination de l'individu par la race, le milieu et le moment.
Il a lu Claude Bernard et il cherche à appliquer la méthode expérimentale au roman.
Son but est de dégager des lois et d'aboutir à la connaissance de l'homme. Zola veus alors «rivaliser avec la science et embrasser toute la nature».
Les principes La psychologie est subordonnée à la physiologie. C'est dire que l'homme est déterminé par son corps, par son tempérament, par ses instincts et par son hérédité. L’homme est déterminé par le milieu où il vit. L?individu mu par l'appétit de jouissance, de domination ou de connaissance développera l'un ou l'autre de ces appétits en fonction du milieu où il se trouve.
Disciples et dissedence
Le groupe de Médan Autour de Zola se réunissent dans sa propriété normande des jeunes écrivains dont Maupassant et
Daudet. L'oeuvre de Maupassant est plutot marquée par un pessimisme profond.
Chez Alphonse Daudet la critique sociale, toujours vive et frappant divers milieux sociaux (l'aristocratie, les milieux
d'affaire les intellectuels, etc), est atténuée par l'humour et la tendresse pour les personnages humbles qu’il décrit,
comme dans le Petit Chose (1 868), son roman le plus connu.
La fin du naturalisme La contestation envers le naturalisme est venue de l'intérieur. Cinq jeunes membres du groupe dénoncent les excès du maitre dans La Terr. Méme si leurs critiques sont un peu exagérées, elles témoignent de la lassitude du mouvement auquel on reproche souvent de se complaire dans la vulgarité et la crudité.
La bohème parisienne et la "scapígliatura" italienne
A Paris, vers la moitié du XIX siècle, on appelait bohémiens (zingaro) les artistes qui méprisaient la société de leur temps fondée sur le matérialisme et la productivité.
Ils menaient des vies irrégulières et désordonnées, en marge de la vie sociale, comme des gitans ou on disait de Bohème.
Scapigliatura est un mot introduit en 1862 par l'écrivain italien Cleto Arrighi, pour traduire le mot français équivalent de bohème et la réalité du conflit entre artiste et société. Les scapiglíati, par leur culte du vrai et par leur goút de décrire d'une façon brutale et cruelle, introduisent en Italie le naturalisme français. Parmi eux, rappelons Emilio Praga, Arrigo Boito et Matilde Serao.
Affinités entre naturalisme français et verismo italien
En 1875 apparait en Italie la traduction du roman de Zola, La Curée, roman qui présente la corruption de la bourgeoisie et le monde de la spéculation. Le livre est bien accueilli, surtout à Milan, dans les milieux culturels de gauche. L’image de Zola, écrivain réaliste et social qui lutte contre les méfaits de la société de son temps, se répand surtout gráce à Luigi Capuana et à Giovanni Verga, deux siciliens qui travaillent à Milan.
Capuana était critique littéraire du “Corriere della sera” et il défendait les théories scientifiques de Zola; dans ses romans et dans ses nouvelles, il analyse le malaise de la vie privée des bourgeois.
Verga pensait, comme Zola, à un cycle romanesque intitulé I Vinti et traduit les théories naturalistes dans ses oeuvres: Rosso Malpelo, La Roba, I Malavoglia et Mastro don Gesualdo.
Baudelaire, poète de la modernité
Spleen et idéal
Baudelaire a fait entrer dans la langue française un mot anglais: spleen.
Spleen est un mot du vocabulaire médical qui signifie ‘humeur noir’. Il désigne l’état d’ame qui dérive de cette humour noire: ennui, angoisse de l’existence, dégout de tout, découragement qui provoque des crises d’hallucinations.
Lorsque l’ame ne s’abime pas dans le spleen, elle aspire à l’Idéal, son contraire: appel vers la vertu, reve de la beauté.
Dans le poème Spleen (Les Fleurs du Mal) Baudelaire donne sa définition du spleen.
Hors de ce monde: un itinéraire spirituel
Ecartelé entre deux postulations, l’un verse Dieu, l’autre vers Satan, l’homme tente d’échapper au spleen.
Échapper au spleen par les “paradis artificiels”
Baudelaire s’est adonné à l’ivresse, à la drogue, dont il apprécie les pouvoirs hallucinatoires, mais qui sont trompeurs, car l’idéal n’est pas là, à moins de s’énivrer d’autre chose. (par ex. dans le poème Enivrez-vous Baudelaire trouve une solution pour echapper à sa misere: s’enivrer de poèsie, de vertu.)
Échapper au spleen par le voyage réel
Le poète reve d'échapper à son univers oppressant en partant loin. Le voyage réel se nourrit de
souvenirs exotiques. Mais l'homme porte en soi son spleen, il ne peut pas lui échapper, le voyage
n’est pas une libération, mais une simple évasion passagère.
C'est ce que conclut Baudelaire dans le dernier poème des Fleurs du mal intitulé Le Voyage.
Échapper au spleen par la mort
La mort apparait le but de l’itinéraire humain, la seule libération definitive, le voyage ultime, la seule possibilité de retrouver l'idéal, comme le disent les derniers vers du recueil des Fleurs du mal.

Échapper au spleen par le voyage de l'imagination
Si le véritable voyage ne permet pas à l'homme malheureux de sortir de son Ennui profond au point que le seul salut possible apparaisse la mort, il est une forme de voyage toutefois dont le pouvoir est bien plus grand: celui du reve...
Échapper au spleen par la beauté
Pour trouver un apaisement, il semble que la seule solution pour le poète soit donc celle du voyage revé…dans un pays de l’au-delà où règne la Beauté.
Par le reve, et par l’écriture, le poète est capable d’atteindre un monde idéal où la seule morale est celle de l’esthétique.
La beauté peut naitre du mal lui-meme. En effet le titre du du recueil exprime cette volonté de trouver dans le ténèbres du Mal la splendeur des Fleurs. De plus, le péché a des beautés qui peuvent séduire l’artiste raffiné et sensible.
Les Fleurs du Mal
Le Fleurs du Mal (1861) comportent 129 poèmes.
Tous retracent l’itinéraire spirituel de Baudelaire écartelé entre la tentation du Msl et une aspiration vers le Bien et vers l’Idéal. Tout cela provoque chez le poète un profond dégout de vivre et d’angoisse.
Baudelaire désigne cet état d’ame sous le nom de spleen.
Le roman réaliste
C'est avec Balzac et Stendhal, qui appartiennent encore à la génération romantique, que le roman s'est engagé sur une nouvelle voie qui aboutira au réalisme. Jules Champfleury écrit un manifeste Le Réalisme se réclamant des grands auteurs Balzac, Stendhal et surtout Flaubert.
Il n’y a pas d'école réaliste, mais il y a des tendances romanesques qui répondent à deux grands principes:
- la découverte du déterminisme historique, c'est-à-dire du rapport entre l'histoire, la société et les individus.
- l'affirmation d'une philosophie positiviste dont le maitre est Auguste Comte.
Stendhal et la chronique
Stendhal a introduit l'idée de reproduction fidale de la réalité à travers son image célèbre: “un roman c'est un miroir qu'on promène le long d'un chemin”.
Il estime que le roman, contrairement à l'Histoire qui s'occupe des grands événements, doit se borner à des choses simples, de «petits faits vrais». Tout en conservant des thématiques encore romantiques, Stendhal inaugure la voie du réalisme en écrivant des chroniques de vie.
Balzac et la recréation de la société
Tous les romans de Balzac sont situés dans un univers concret où les détails sont justes et précis, au point que pour la première fois sans doute, le roman ose parler d'argent et pas seulement d’amour.
Flaubert et le style
L'écrivain se veut un observateur impassible et objectif. L'auteur se fond complètement dans ses personnages. Il perd son identité, pour assumer celle des autres; il n'est qu'un médiateur qui retranscrit fidèlement l'existence et la voix de l'autre. Il représente dans ses romans le quotidien dans toute sa médiocrité et parfois sa bétise; il affirme que ce qui compte dans le roman, c'est moins le contenu que la façon dont on le présente. C'est pourquoi, il y a chez Flaubert ce désir de perfectíon du style qui seul donne sa légitimité au roman.
Zola et le naturalisme
Zola a imposé le terme de «naturalisme». Il s'agit non seulement d'étre réaliste en reproduisant la «nature», c'est-à-dire le monde le plus fidèlement possible, mais il faut le faire en respectant les lois mémes de la nature et en particulier les lois de l'hérédité. Les personnages sont des objets d'expérimentation dont l'écrivain analyse les réactions dans différentes situations. Le besoin de la documentation reste un principe fondamental, la description maintient sa valeur documentare. Les nouveautés seront l'introduction des classes sociales les plus défavorisées et surtout de leur langage reproduit fidèlement dans le roman.
Le préromantisme français
En France, le romantisme s'affirme surtout comme une réaction violente contre le classicisme.
Chateaubriand, Constant, Sénancour et Madame de Stael annoncent le grand mouvement de rénovation. Déjà dans les oeuvres des romanciers, on presse l'ame romantique soumise au .
Madame de Stael, grande admiratrice de l'Allemagne écrit alors De 1’Allemagne.
Le livre définit les orientations théoriques de ce que sera le courant romantique français:
- retrouver le langage du coeur et des sentiments;
- retrouver les racines du Moyen Age et de la chevalerie;
- retrouver le sens du spirituel et de la religion dont la poésie est l'expression la plus profonde;
- l’inspiration et le génie sont plus forts que la raison et que l'ordre.
La naissance du romantisme
Le romantisme n’est pas né en France, meme si dès la fin du XVIII siècle un changement dans la sensibilité était perceptible chez Rousseau.
Il est d'abord apparu en Allemagne et en Angleterre. En effet les Français subissent l'influence de la littérature allemande et anglaise à travers des traductions. Surtout ils redécouvrent Shakespeare, Dante et Cervantes; ils connaissent aussi Manzoni. On voit naitre un intéret tout neuf pour l'Italie, la Grèce, l'Espagne et l'Orient.
Romantisme et engagement
Le romantisme exprime une difficulté foncière de s'adapter au monde. Certains choisissent de le fuir et de se replier sur soi - René, par example, le personnage de Chateaubriand en est le symbole - d'autres le condamnent totalement et s'orientent vers la politique pour tenter de modifier l'ordre établi.
L’écrivain romantique sent qu'il a un róle particulier: celui de prophète et guide de l'humanité, qui doit conduire le peuple vers la liberté. Ses personnages se rapprochent alors des grandes figures mythiques de la rivolte (Faust dans le Faust de Goethe, Prométhée dans Goethe, Shelley, Hugo).
L'engagement politique de quelques écrivains romantiques
Pour Alphonse de Lamartine, le poète a une mission sociale à accomplir. Il doit mettre son talent littéraire au service des idées philosophiques et morales afin de contribuir à l'édification du peuple.
Il écrit donc de la poésie où il livre son message politique e religieux, mais il s'engage aussi dans la vie politique de son temps.
Lamartine, élu député, est partisan de la démocratie politique; il prend la téte de la Révolution de 1848.
Sa vision est très marquée par le christianisme: la paix, la fraternità des peuples.
Pour Victor Hugo le poète est comme un mage, un prophète qui éclaire le peuple, et le conduit à Dieu.
Cependant Victor Hugo n’a pas été seulement un poète mais un homme politique. Il a pris position personnellement contre la peine de mort et l’injustice sociale. En 1845, il est nommé Pair de France. Il devient deputé de Paris. Il soutient la candidature de Bonaparte, mais lorsqu’il se rend compte que la France s'achemine vers une dictature, il se rapproche de la gauche. Le 2 décembre, jour du coup d'état qui instaure le Second Empire, Victor Hugo, qui [email protected] pas réussi à soulever le pcuple, dolt s'enfuir. Quand il rentre, il devient une figure de proue de la Trolslème République, vénéré par la gauche républicaine, et sénateur à vie à partir de 1876.
Alphonse de Vìgny s'interesse au christianisme social. Pour Vigny, le róle du poète est de guider les hommes vers le progrès.
Les thèmes romantiques
Dans un monde en plein bouleversement, secoué par la Révolution, le poète romantique dit et laisse libre cours à ses émotions, à son drame intérieur dont la nature se fait l'écho.
Il ouvre la dimension du reve et des fantasmes, retrouve le sens du merveilleux.
Il recherche l'unité mystérieuse entre le Moi et le Monde en retrouvant une dimension religieuse, en contraste avec le culte de la raison du siècle précédent.
Il a le goút de l'ailleurs. Il y a la revalorisation du Moven Age et le gout de l’exotisme.
Il libère le langage des conventions du classicisme.
Romantisme et classicisme
Les écrivains romantiques refusent les règles, les modèles de l'esthétique classique.
Contre le principe d'imitation, le poète doit au contraire exprimer l'originalité de sa subjectivité.
La liberté dans l'art, c'èst le principe fondamental revendiqué par les romantiques.
Les règles de la versification ne sont plus respectées, les genres sont mélangés.
Il s’agit d’une littérature personelle, subjective et souvent autobiographique.
Le romantisme manifeste un grand interet pour la nature et pour les paysages exotiques.
Les règles classiques sont refusées par désir de liberté.
La littérature romantique, se propose comme une littérature originale, nationale, moderne s'inspirant de l'histoire nationale et surtout du Moyen Age.
La vie doit étre peinte telle qu'elle est.
La poésie romantique
La poésie retrouve une place très importante à partir de la Restauration. On notera l'apparition d'un genre nouveau: la poésie en prose avec Gaspard de la nuit de Bertrand.
Le théátre romantique
Le mouvement romantique a été officiellement lancé en France le jour de la première représentation d’Hernani de Victor Hugo, en 1830. La pièce a été comme le manifeste d'un genre nouveau.
Le roman pendant la période romantique
Le roman intimiste Le roman romantique est très proche par ses thèmes de la poésie lyrique et cède aux tentations de l'autobiographie: Vigny dans Stello, Constant dans Adolphe, Senancour dans Oberman, Chateaubriand dans René, créent des personnages qui leur ressemblent comme des frères.
Le roman historique Les romantiques redécouvrent l'Histoire. Les romantiques français trouvent un modèle chez l'écrivain écossais Walter Scott.
Hugo donne deux grands romans historiques: Notre-Dame de Paris (1831) dont l'action se situe au Moyen-Age et Quatre-vingt-treize (1874) qui retrace les luttes de la Révolution.
Vigny dans son roman Cinq Mars présente une conception un peu diverse de roman historique.
Alexandre Dumas excelle dans le roman d'aventures historiques.
Théophile Gautier nous plonge dans les mystères de l’Egypte.
Le roman social Hugo dans Les Miserables s'attache à peindre les réalités sociales de la première moitié du XIX siècle: il décrit la misère physique et morale avec une sensibilìté poignante.
Mais l'écrivain qui tient le plus compte de la dimension sociale est sans doute George Sand. Elle est influencée à la fois par le catholicisme social et par le socialisme utopique. Ses romans sont engagés et militent en faveur de l'égalité réelle, de la solidarité et du pacifisme.
Le progrès
Le XIX, siècle a vu la naissance de la science moderne. Les instruments de travail se perfectionnent et les savants disposent de bibliothèques et de laboratoires.
De 1828 à 1842, c'est la révolution du chemin de fer; plusieurs lignes sont construites.
En 1860, le moteur à explosion est mis au point. L’électricité ouvre des perspectives immenses. L’industrie chimique fait un bond en avant.
Les progrès de la médecine sont extraordinaire. La photographie apparait avec Niepce et Daguerre.
La foi en la science
La foi en la science est telle qu’un philosophe comme Auguste Comte fonde sur elle sa doctrine, le positivisme.
Quelques grands noms de la science
Claude Bernard Il est biologiste. Il s'interesse au fonctionnement du foie et met au point la méthode esperimentale.
Louis Pasteur Il est chimiste et biologiste. Il découvre le principe du vaccin qui permet de combattre les maladies infectieuses.
Pierre et Marie Curie Ce sont deux physiciens de génie couronnés par le prix Nobel de physique en 1903. Ils découvrent la radio-activité.
LE NATURALISME, UN MOUVEMENT LITTERAIRE
Le positivisme scientifique de cette seconde moitié du XIX siècle trouve des échos jusque dans la littérature.
Le réalisme se proposait déjà de donner une image exacte et fidèle du monde et des hommes (metaphore du miroir).
Le naturalisme prolonge le réalisme. Le roman est aussi un champ d'investigation où tous les mécanismes de cette société sont analysés, disséqués scientifiquement.
Les precurseurs, les frères Goncourt
Edmond et Jules de Goncourt ont élaboré une théorie du roman qu'ils ont ensuite appliquée rigoureusement dans leurs oeuvres.
- 1er principe: la documentation.
- 2er principe: études de moeurs, études de cas. Balzac s'était déjà proposé de faire de ses romans des études de moeurs. Les Goncourt appliquent ce principe à la lettre. Leurs romans sont comme un montage, un collane de documents et d'anecdotes.
- 3er principe: le style artiste.
Les romans de Goncourt sont vite tombés dans l’oubli. Ils ouvrent la voie du naturalisme. La lecture di Germinie Lacerteux a été une révélation pour Zola. Le roman peint les bas-fond parisiens à travers le personnage d’une servante, jeune fille mère qui moura pour phtisi.
C’est Edmond de Goncourt qui a institué le prix littéraire qui porte son nom et qui existe encore aujourd’hui.
Zola, le théoricien du naturalisme
Le mouvement naturaliste est représenté par Emile Zola. Celui-ci a orchestré, après la publication de L’Assommoir, une véritable bataille naturaliste autour de ses livres.
Il réunit dans sa maison de campagne de Médan, près de Paris, de jeunes artistes.
Les Soirées de Médan, Le Roman expérimental, Les Romanciers naturalistes peuvent étre considérés comme les manifestes de la jeune école.
L'ambition scienfifique Emile Zola a lu Darwin et il partage son idée de la sélection naturelle pour la vie.
Il a lu Taine et en a retenu le principe de la détermination de l'individu par la race, le milieu et le moment.
Il a lu Claude Bernard et il cherche à appliquer la méthode expérimentale au roman.
Son but est de dégager des lois et d'aboutir à la connaissance de l'homme. Zola veus alors «rivaliser avec la science et embrasser toute la nature».
Les principes La psychologie est subordonnée à la physiologie. C'est dire que l'homme est déterminé par son corps, par son tempérament, par ses instincts et par son hérédité. L’homme est déterminé par le milieu où il vit. L?individu mu par l'appétit de jouissance, de domination ou de connaissance développera l'un ou l'autre de ces appétits en fonction du milieu où il se trouve.
Disciples et dissedence
Le groupe de Médan Autour de Zola se réunissent dans sa propriété normande des jeunes écrivains dont Maupassant et
Daudet. L'oeuvre de Maupassant est plutot marquée par un pessimisme profond.
Chez Alphonse Daudet la critique sociale, toujours vive et frappant divers milieux sociaux (l'aristocratie, les milieux
d'affaire les intellectuels, etc), est atténuée par l'humour et la tendresse pour les personnages humbles qu’il décrit,
comme dans le Petit Chose (1 868), son roman le plus connu.
La fin du naturalisme La contestation envers le naturalisme est venue de l'intérieur. Cinq jeunes membres du groupe dénoncent les excès du maitre dans La Terr. Méme si leurs critiques sont un peu exagérées, elles témoignent de la lassitude du mouvement auquel on reproche souvent de se complaire dans la vulgarité et la crudité.
La bohème parisienne et la "scapígliatura" italienne
A Paris, vers la moitié du XIX siècle, on appelait bohémiens (zingaro) les artistes qui méprisaient la société de leur temps fondée sur le matérialisme et la productivité.
Ils menaient des vies irrégulières et désordonnées, en marge de la vie sociale, comme des gitans ou on disait de Bohème.
Scapigliatura est un mot introduit en 1862 par l'écrivain italien Cleto Arrighi, pour traduire le mot français équivalent de bohème et la réalité du conflit entre artiste et société. Les scapiglíati, par leur culte du vrai et par leur goút de décrire d'une façon brutale et cruelle, introduisent en Italie le naturalisme français. Parmi eux, rappelons Emilio Praga, Arrigo Boito et Matilde Serao.
Affinités entre naturalisme français et verismo italien
En 1875 apparait en Italie la traduction du roman de Zola, La Curée, roman qui présente la corruption de la bourgeoisie et le monde de la spéculation. Le livre est bien accueilli, surtout à Milan, dans les milieux culturels de gauche. L’image de Zola, écrivain réaliste et social qui lutte contre les méfaits de la société de son temps, se répand surtout gráce à Luigi Capuana et à Giovanni Verga, deux siciliens qui travaillent à Milan.
Capuana était critique littéraire du “Corriere della sera” et il défendait les théories scientifiques de Zola; dans ses romans et dans ses nouvelles, il analyse le malaise de la vie privée des bourgeois.
Verga pensait, comme Zola, à un cycle romanesque intitulé I Vinti et traduit les théories naturalistes dans ses oeuvres: Rosso Malpelo, La Roba, I Malavoglia et Mastro don Gesualdo.
Baudelaire, poète de la modernité
Spleen et idéal
Baudelaire a fait entrer dans la langue française un mot anglais: spleen.
Spleen est un mot du vocabulaire médical qui signifie ‘humeur noir’. Il désigne l’état d’ame qui dérive de cette humour noire: ennui, angoisse de l’existence, dégout de tout, découragement qui provoque des crises d’hallucinations.
Lorsque l’ame ne s’abime pas dans le spleen, elle aspire à l’Idéal, son contraire: appel vers la vertu, reve de la beauté.
Dans le poème Spleen (Les Fleurs du Mal) Baudelaire donne sa définition du spleen.
Hors de ce monde: un itinéraire spirituel
Ecartelé entre deux postulations, l’un verse Dieu, l’autre vers Satan, l’homme tente d’échapper au spleen.
Échapper au spleen par les “paradis artificiels”
Baudelaire s’est adonné à l’ivresse, à la drogue, dont il apprécie les pouvoirs hallucinatoires, mais qui sont trompeurs, car l’idéal n’est pas là, à moins de s’énivrer d’autre chose. (par ex. dans le poème Enivrez-vous Baudelaire trouve une solution pour echapper à sa misere: s’enivrer de poèsie, de vertu.)
Échapper au spleen par le voyage réel
Le poète reve d'échapper à son univers oppressant en partant loin. Le voyage réel se nourrit de
souvenirs exotiques. Mais l'homme porte en soi son spleen, il ne peut pas lui échapper, le voyage
n’est pas une libération, mais une simple évasion passagère.
C'est ce que conclut Baudelaire dans le dernier poème des Fleurs du mal intitulé Le Voyage.
Échapper au spleen par la mort
La mort apparait le but de l’itinéraire humain, la seule libération definitive, le voyage ultime, la seule possibilité de retrouver l'idéal, comme le disent les derniers vers du recueil des Fleurs du mal.

Échapper au spleen par le voyage de l'imagination
Si le véritable voyage ne permet pas à l'homme malheureux de sortir de son Ennui profond au point que le seul salut possible apparaisse la mort, il est une forme de voyage toutefois dont le pouvoir est bien plus grand: celui du reve...
Échapper au spleen par la beauté
Pour trouver un apaisement, il semble que la seule solution pour le poète soit donc celle du voyage revé…dans un pays de l’au-delà où règne la Beauté.
Par le reve, et par l’écriture, le poète est capable d’atteindre un monde idéal où la seule morale est celle de l’esthétique.
La beauté peut naitre du mal lui-meme. En effet le titre du du recueil exprime cette volonté de trouver dans le ténèbres du Mal la splendeur des Fleurs. De plus, le péché a des beautés qui peuvent séduire l’artiste raffiné et sensible.
Les Fleurs du Mal
Le Fleurs du Mal (1861) comportent 129 poèmes.
Tous retracent l’itinéraire spirituel de Baudelaire écartelé entre la tentation du Msl et une aspiration vers le Bien et vers l’Idéal. Tout cela provoque chez le poète un profond dégout de vivre et d’angoisse.
Baudelaire désigne cet état d’ame sous le nom de spleen.
Le roman réaliste
C'est avec Balzac et Stendhal, qui appartiennent encore à la génération romantique, que le roman s'est engagé sur une nouvelle voie qui aboutira au réalisme. Jules Champfleury écrit un manifeste Le Réalisme se réclamant des grands auteurs Balzac, Stendhal et surtout Flaubert.
Il n’y a pas d'école réaliste, mais il y a des tendances romanesques qui répondent à deux grands principes:
- la découverte du déterminisme historique, c'est-à-dire du rapport entre l'histoire, la société et les individus.
- l'affirmation d'une philosophie positiviste dont le maitre est Auguste Comte.
Stendhal et la chronique
Stendhal a introduit l'idée de reproduction fidale de la réalité à travers son image célèbre: “un roman c'est un miroir qu'on promène le long d'un chemin”.
Il estime que le roman, contrairement à l'Histoire qui s'occupe des grands événements, doit se borner à des choses simples, de «petits faits vrais». Tout en conservant des thématiques encore romantiques, Stendhal inaugure la voie du réalisme en écrivant des chroniques de vie.
Balzac et la recréation de la société
Tous les romans de Balzac sont situés dans un univers concret où les détails sont justes et précis, au point que pour la première fois sans doute, le roman ose parler d'argent et pas seulement d’amour.
Flaubert et le style
L'écrivain se veut un observateur impassible et objectif. L'auteur se fond complètement dans ses personnages. Il perd son identité, pour assumer celle des autres; il n'est qu'un médiateur qui retranscrit fidèlement l'existence et la voix de l'autre. Il représente dans ses romans le quotidien dans toute sa médiocrité et parfois sa bétise; il affirme que ce qui compte dans le roman, c'est moins le contenu que la façon dont on le présente. C'est pourquoi, il y a chez Flaubert ce désir de perfectíon du style qui seul donne sa légitimité au roman.
Zola et le naturalisme
Zola a imposé le terme de «naturalisme». Il s'agit non seulement d'étre réaliste en reproduisant la «nature», c'est-à-dire le monde le plus fidèlement possible, mais il faut le faire en respectant les lois mémes de la nature et en particulier les lois de l'hérédité. Les personnages sont des objets d'expérimentation dont l'écrivain analyse les réactions dans différentes situations. Le besoin de la documentation reste un principe fondamental, la description maintient sa valeur documentare. Les nouveautés seront l'introduction des classes sociales les plus défavorisées et surtout de leur langage reproduit fidèlement dans le roman.

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