La monarchie costitutionelle

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La Monarchie Constitutionnelle
Après la chute définitive de Bonaparte, les Bourbons sont alors restaurés dans une France qui a perdu l'hégémonie européenne et qui est réduite à ses frontières de 1792. Sans pouvoir revenir sur les acquisitions sociales de la Révolution, la Restauration (1814-1830) pratique, sur le plan politique, un système constitutionnel mais aussi contre-révolutionnaire : la réaction est d'ailleurs beaucoup plus accentuée sous Charles X (de 1824 à 1830) que sous Louis XVIII (de 1814 à 1824). Si bien que la révolution de juillet 1830 se présente comme une répétition de 1792. Mais ses résultats acquis par une insurrection populaire - sont en fait confisqués par la bourgeoisie, qui porte au pouvoir un roi bourgeois, Louis-Philippe 1er d’0rléans (de 1830 à 1848). Le régime constitutionnel - la monarchie de Juillet - qui est alors instauré, et que François Guizot domine durant huit ans (1840-1848), favorise la bourgeoisie d'affaires et la première révolution industrielle, mais néglige la question sociale posée par la paupérisation de la classe ouvrière et paralyse lentement les rouages de la vie politique.
L'échec de la monarchie constitutionnelle (1814-1848)
La Charte constitutionnelle de 1814 garantit l’égalité civile, le libre accès aux emplois publics, la liberté individuelle, la liberté du culte et, sous certaines réserves, la liberté de la presse. En 1824, Charles X succède à son frère décédé. Le nouveau roi, représentant des " ultras " de la Monarchie, entreprend de restreindre les libertés, pourtant reconnues dans leur principe. S'ensuit l’insurrection populaire des 27, 28 et 29 juillet 1830 (dites les Trois Glorieuses). Après ces journées de fièvre, la France semble enfin tenir une solution de compromis, c’est-à-dire le régime de monarchie constitutionnelle et libérale qu’elle cherche depuis près de quarante ans. Louis-Philippe, proclamé " roi des Français " et non plus roi de France, accède au trône par " la grâce de Dieu et la volonté nationale ". " Roi-citoyen ", il inaugure une monarchie bourgeoise, soucieuse avant tout de développement économique et de conservatisme social. La Monarchie de Juillet commence une longue valse hésitation entre réformisme et conservatisme. Ne parvenant pas à réformer la société, ni les institutions, elle disparaîtra en février 1848. Cette première moitié du XIXe siècle est marquée par l’affrontement entre les conceptions politiques anciennes, héritées de l’Ancien Régime, et les idées nouvelles diffusées par la Révolution. Dans l’ensemble de l’Europe, les rois sont de nouveau solidement installés sur leur trône (le Congrès de Vienne, en 1815, en bridant l’émergence de l’esprit national, a aussi isolé la France, cette " grande fabrique des révolutions " dont parlait Metternich). Dans ce contexte, en France, la République est mise entre parenthèses. La monarchie absolue ne peut être rétablie, mais le régime républicain ne parvient pas à s’imposer. Une fracture socio-économique et culturelle se crée entre les partisans d’un régime d’ordre, qu’incarnent tour à tour Napoléon Ier, Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe, et les revendications d’une petite et moyenne bourgeoisie en développement et d’une classe ouvrière naissante. Les conditions de la révolution de 1848 et partant, du rétablissement de la République sont ainsi réunies. Car pendant cette période, la citoyenneté est un combat politique, pour la conquête pleine et entière du droit de vote, mais aussi social, pour l’accès de la population à de meilleures conditions de vie. Tolérées, puis définitivement écrasées par plusieurs mesures limitant les libertés d’association en 1834 et de la presse en 1835, les aspirations républicaines sont en butte à l’immobilisme du régime, qu’incarne si bien François Guizot, représentant attitré des conservateurs, principal ministre, puis président du conseil des ministres de Louis-Philippe. Le mécontentement de la petite et moyenne bourgeoisie, qui réclame un abaissement du cens électoral, est accentué par la crise économique de 1846. Un climat révolutionnaire se développe, entretenu par l’organisation dans toute la France de banquets où sont prononcés des discours en faveur de la réforme de la loi électorale. L’interdiction d’un banquet prévu à Paris le 22 février 1848 provoque une insurrection qui aboutit au renvoi de Guizot le 23 février, à l’abdication de Louis-Philippe puis à la proclamation de la République le 24 février.
La Monarchie Constitutionnelle
Après la chute définitive de Bonaparte, les Bourbons sont alors restaurés dans une France qui a perdu l'hégémonie européenne et qui est réduite à ses frontières de 1792. Sans pouvoir revenir sur les acquisitions sociales de la Révolution, la Restauration (1814-1830) pratique, sur le plan politique, un système constitutionnel mais aussi contre-révolutionnaire : la réaction est d'ailleurs beaucoup plus accentuée sous Charles X (de 1824 à 1830) que sous Louis XVIII (de 1814 à 1824). Si bien que la révolution de juillet 1830 se présente comme une répétition de 1792. Mais ses résultats acquis par une insurrection populaire - sont en fait confisqués par la bourgeoisie, qui porte au pouvoir un roi bourgeois, Louis-Philippe 1er d’0rléans (de 1830 à 1848). Le régime constitutionnel - la monarchie de Juillet - qui est alors instauré, et que François Guizot domine durant huit ans (1840-1848), favorise la bourgeoisie d'affaires et la première révolution industrielle, mais néglige la question sociale posée par la paupérisation de la classe ouvrière et paralyse lentement les rouages de la vie politique.
L'échec de la monarchie constitutionnelle (1814-1848)
La Charte constitutionnelle de 1814 garantit l’égalité civile, le libre accès aux emplois publics, la liberté individuelle, la liberté du culte et, sous certaines réserves, la liberté de la presse. En 1824, Charles X succède à son frère décédé. Le nouveau roi, représentant des " ultras " de la Monarchie, entreprend de restreindre les libertés, pourtant reconnues dans leur principe. S'ensuit l’insurrection populaire des 27, 28 et 29 juillet 1830 (dites les Trois Glorieuses). Après ces journées de fièvre, la France semble enfin tenir une solution de compromis, c’est-à-dire le régime de monarchie constitutionnelle et libérale qu’elle cherche depuis près de quarante ans. Louis-Philippe, proclamé " roi des Français " et non plus roi de France, accède au trône par " la grâce de Dieu et la volonté nationale ". " Roi-citoyen ", il inaugure une monarchie bourgeoise, soucieuse avant tout de développement économique et de conservatisme social. La Monarchie de Juillet commence une longue valse hésitation entre réformisme et conservatisme. Ne parvenant pas à réformer la société, ni les institutions, elle disparaîtra en février 1848. Cette première moitié du XIXe siècle est marquée par l’affrontement entre les conceptions politiques anciennes, héritées de l’Ancien Régime, et les idées nouvelles diffusées par la Révolution. Dans l’ensemble de l’Europe, les rois sont de nouveau solidement installés sur leur trône (le Congrès de Vienne, en 1815, en bridant l’émergence de l’esprit national, a aussi isolé la France, cette " grande fabrique des révolutions " dont parlait Metternich). Dans ce contexte, en France, la République est mise entre parenthèses. La monarchie absolue ne peut être rétablie, mais le régime républicain ne parvient pas à s’imposer. Une fracture socio-économique et culturelle se crée entre les partisans d’un régime d’ordre, qu’incarnent tour à tour Napoléon Ier, Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe, et les revendications d’une petite et moyenne bourgeoisie en développement et d’une classe ouvrière naissante. Les conditions de la révolution de 1848 et partant, du rétablissement de la République sont ainsi réunies. Car pendant cette période, la citoyenneté est un combat politique, pour la conquête pleine et entière du droit de vote, mais aussi social, pour l’accès de la population à de meilleures conditions de vie. Tolérées, puis définitivement écrasées par plusieurs mesures limitant les libertés d’association en 1834 et de la presse en 1835, les aspirations républicaines sont en butte à l’immobilisme du régime, qu’incarne si bien François Guizot, représentant attitré des conservateurs, principal ministre, puis président du conseil des ministres de Louis-Philippe. Le mécontentement de la petite et moyenne bourgeoisie, qui réclame un abaissement du cens électoral, est accentué par la crise économique de 1846. Un climat révolutionnaire se développe, entretenu par l’organisation dans toute la France de banquets où sont prononcés des discours en faveur de la réforme de la loi électorale. L’interdiction d’un banquet prévu à Paris le 22 février 1848 provoque une insurrection qui aboutit au renvoi de Guizot le 23 février, à l’abdication de Louis-Philippe puis à la proclamation de la République le 24 février.

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