L'illuminismo

Materie:Riassunto
Categoria:Francese
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Testo

ROUSSEAU
Rousseau n’avait pas du tout aimé le protagoniste du Misanthrope de Molière, Alceste, car ce dernier faisait une critique exagérée selon Rousseau des mœurs françaises. Mais c’est seulement que Rousseau ressemble très fort à Alceste : isolé par ses contemporaines, il a veçu sans une famille et sans des amitiés fixes ; aussi il a été attaqué publiquement pas Voltaire.
La vie. Né à Genève, il perde sa mère à sa naissance et il passe son enfance entre son père et un pasteur. Mis en apprentissage, il s’enfuit à 16 ans. Il se convertie au catholicisme et quand il se met en route il fait tous le métiers pour vivre (laquais, musicien). Quand il arrive à Paris, il devient professeur de musique et compositeur d’opéras mais il mène une vie misérable. Il tombe amoureux d’une jeune lingère parisienne qui lui donne cinq fils tous mis aux enfants trouvés. Après une illumination fait de Rousseau un philosophe. Il gagne le concours de l’Académie de Dijon avec son Discours sur les sciences et sur les arts (1750) où il affirme que la civilisation corrompe l’homme. Après il écrit le Discours sur l’inégalité, Julie ou La Nouvelle Eloise, Le Contrat Social et l’Emile. Mais son caractère devient de plus en plus déconcertant, il se brouille avec presque tous ses amis : Grimm, D’Alembert, Diderot. L’Emile est condamné et Rousseau s’enfuit. A Genève, le Contrat Social et l’Emile sont brûlés, alors il part en Angleterre. De retour à Paris il écrit Les Confessions, où il tente de se justifier, Les Dialogues et Les Rêveries du promeneur solitaire. Il meurt en 1778.
Le Contrat Social. Vue que l’homme est bon par nature, cela signifie que le mal ne réside pas en lui. Tous les vices dérivent du fait qu’il est mal gouverné. Donc il faut rechercher une forme de gouvernement qui permet aux hommes une certaine liberté, qui exprime la volonté de tous et qui est au service de l’homme. Le seul gouvernement possible est donc la république.
La promenade sur le lac. Le texte est organisé comme une composition musical commencé par un adagio suivi d’un crescendo puis un decrescendo . Rousseau décrit la tranquillité de la nature par rapporte avec l’état d’âme du protagoniste, qui dans la 1ère séquence est mélancolie, après dans la 2ème séquence la mélancolie s’intensifie et devient par degrés tourment, l’apogée de désespoir est le désir de Saint Preux de mourir avec Julie. Dans la 3ème séquence il y a un decrescendo des sentiments : on passe du désespoir au soulagement pour retourner à la tranquillité du debout. Pour ce qui concerne les éléments qui se détachent de la période des lumières, il faut rappeler le rôle de la nature qui est vue en parallèle ou en contraste avec l’état d’âme du personnages et la prose poétique utilisée par Rousseau, une prose avec des techniques de la poésie, comme des répétitions et assonances et des énumérations.
Leçon de géographie. Le texte est divisé entre trois séquence : dans la 1ère Rousseau affirme les principes fondamentaux de l’enseignement (observation de la nature et expérience directe), dans la 2ème on décrit la leçon de géographie, qui consiste dans la promenade et l’observation de l’endroit où le soleil se couche et où il se lève, la contemplation de la beauté de la nature, puis la réflexion et après les questions. Pour décrire le spectacle de la nature, Rousseau se sert des sensations (notions visuelles et auditives) et des sentiments : la beauté de la nature transmet à l’âme des sentiments de douceur, fraîcheur et enchantement et toutes ces sensations portent l’homme à remercier Dieu, le Père de la vie. Pour ce qui concerne les éléments qui se détachent de la période, on rappelle :
- l’importance des sentiments ;
- le rapport entre l’homme et la nature ;
- l’utilisation de la prose poétique, les techniques de la poésie appliquées à la prose, comme l’assonance en nasales, la rime interne , l’allitération , la répétition. Ca sert pour impliquer le lecteur et pour lui communiquer des sentiments.
PANORAMA HISTORIQUE
Louise XIV, à sa mort, en 1715, laisse à son successeur un pays pauvre. Son successeur est, un enfant, Luis XV, et donc son régent est Philippe d’Orléans. Le banquier John Law fonde la Banque Générale. Luis XV se démontre peu intéressé à ses devoir public et confie à son précepteur, le cardinal Fleury. Quand Louise XV est obligé de gouverner directement, la situation précipite, et le peuple commence à détester ce monarque.
Louise XVI fait des tentatives pour s’opposer au pouvoir de noblesse, pour concilier les positions des nobles et la bourgeoise (le « Tiers Etat ») qui demande des réformes importantes le roi décide de convoquer l’Assemblée des représentants de toutes les classes sociales, appelée « Etats généraux ». Ils n’arrivent pas à s’accorde sur le système à adopter pour le vote et les représentants du Tiers Etat décident de former une Assemblée Nationale, qui devient Assemblée Constituante, pour approuver les réformes. La tentative d’interrompre cette Assemblée porte à la révolte populaire et le peuple parisien donne l’assaut à la prison de la Bastille le 14 juillet 1789. La révolution française commence. L’assemblée prend le pouvoir et vote la suppression des privilèges de la noblesse et la confiscation des biens des ecclésiastiques. 1789 la Déclaration des droit de l’Homme et du Citoyen est votée ; le roi cherche à s’enfuir à l’étranger. Capturé et emprisonné, le roi voit la proclamation de la République en 1792, puis, il est guillotiné.
L’assemblée, transforme peu à le gouvernement révolutionnaire en véritable régime dictatorial, avec deux factions opposées les girondins, plus modérés, qui représentent la petite bourgeoise et les jacobins. Le climat politique devient difficile, violence et justice sommaire justifie le nom de « Terreur » qu’on donne à époque.
PANORAMA LITTÉRAIRE
LE SALONS : Dans le XVIII siècle il y a les salons philosophiques, où là discussion s’élargit à tous les domaines de la civilisation avec une analyse rationnelle et lucide. Échanges d’idées continuent dans les cafés et dans les cercles philosophiques.
L’ ENCYCLOPEDIE
Le mot encyclopédie dérive du grec et signifie « enchaînement des connaissances ». En effets le but de l’Encyclopédie est de « rassembler le connaissances éparses sur la surface de la terre et de le transmettre aux hommes qui viendront après. »
L’initiative revient à un éditeur français qui propose à Diderot la traduction d’une encyclopédie anglaise, mais Diderot décide avec D’Alembert de créer une nouvelle encyclopédie national, en français, à la quelle participent des membres de la bourgeoisie comme Voltaire, Montesquieu et Rousseau.
En célébrant le progrès et la raison qui posent l’homme au centre du monde, les encyclopédistes rencontrent l’hostilité de l’église, vue qu’ils sont aussi contre les préjugés et les superstitions. Mais on ne peut pas considérer les encyclopédistes comme des révolutionnaires car à la fin ils sont favorables à une monarchie parlementaire.
Les hommes de lettres avaient réclamé leur indépendance par rapport à la religion, vue comme un obstacle à la libre expression de la pensée.
Les philosophes refusent tout ce qui ne peut pas être expliqué et attaquent l’Eglise qu’ils considèrent comme, une force contraire au progrès. L’intellectuel prend conscience d’une mission sociale à accomplir,car il peu contribuer à changer la société.
Des genres littéraires nouveaux naissent : les essais, les traités, les dialogues philosophiques, les encyclopédies et les dictionnaires.
MONTESQUIEU
La vie. Né d’une famille de l’aristocratie bordelaise, Montesquieu est un des derniers représentants d’une noblesse indépendante qui refuse d’être assujettie au pouvoir royal parisien. Il devient magistrat, mais ça ne l’enthousiasme guère. Il préfère se consacrer à la recherche scientifique et à la réflexion philosophique. Il fait publier anonymement à Amsterdam Les Lettres Persanes qui font son succès. Il devient célèbre et il commence sa vie mondaine dans les salons ou il rencontre des hommes de science, de lettres, de politique. Il est reçu à l’Académie française en 1727. Après, il voyage beaucoup, et pendant ses voyages, il observe, évalue et expérimente. L’œuvre de sa vie, à la quelle il consacre 20 ans malgré la cécité qui le frappe, est L’ Esprit De Lois, qui comprends 31 volumes. Cette œuvre sera mise à l’index car avec elle Montesquieu critique très librement l’Inquisition et l’intolérance de l’église. Montesquieu participe aussi a l’Encyclopédie.
Les Lettres Persanes. Avec Les Lettres Persanes Montesquieu nous présente une satire mordante de mœurs de la France. Deux Persans en visitant l’ Europe découvrent une société bien différante de la leur et leur surprise permet à Montesquieu d’aborder les sujets les plus divers et de critiquer plus librement les mœurs et les institutions de la société européen et française en particulier.
Les Lettres Persanes s’inscrivent dans la tradition des récits de voyage où un voyageur observe le pays qu’il visite et rend compte de ses étonnements. Des choses qui apparaissent naturelles car on n’y avait jamais pensé devient tout à coup ridicules et absurdes vues à travers un regard naïf. Ainsi Montesquieu peut se livrer à une satire de mœurs tout en se protégeant derrière ses personnages.
L’histoire : deux Persanes, Usbek qui a laissé son harem et son ami Rica visitent la France et ils échangent des lettres avec leur amis restés à Smyrne ou à Venise. Le roman par lettres permette de multiplier les points de vue et de ne se soucier ni d’ordre ni de logique narrative.
Le personnage : Usbek, tyran domestique chez lui, à Paris est un libéral avisé, mais, face à ses femmes, il ne raisonne plus et il se comporte en despote cruel et jaloux.
Les deux persans portent sur la société de Paris le regarde que porterait aujourd’hui un sociologue ou un ethnologue sur un société reculée.
A une critique amusée de Paris, de la mode, du théâtre, de l’Académie française (où il entrera), Montesquieu mêle une plus profonde critique de la religion, du Pape, de l’absolutisme monarchique, de l’arbitraire ; ainsi il aborde un peu tous les sujets qu’il tienne au cœur, c’est-à-dire la liberté, la justice, la tolérance. Les idées qu’il reprenne dans L’Esprit Des Lois, apparaissent déjà ici.
L’Esprit Des Lois. C’est le premier ouvrage de science politique qui aura une grande influence sur le développement des idées politiques et sociales qui conduiront à la révolution française.
Montesquieu examine les hommes, les sociétés qui se sont succédées pendant l’histoire, leurs lois et leurs mœurs. Il est le premier penseur politique à utiliser une méthode scientifique qui se fonde sur 1) l’observation, 2) la recherche de principes, 3) la vérification de ces principes. Pour cette œuvre, Montesquieu ne peut pas être considéré un révolutionnaire car il ne vise pas à changer le monde, mais seulement à l’expliquer.
Les grandes idées. Pour Montesquieu, les lois positives (inventées par les hommes) dépendent de lois naturelles, et les lois sont influencées par la condition matérielle que les hommes connaissent.
La théorie de climats. Le climat influence la politique et la morale.
Les climats tempérés favorisent les régimes modérés,
Les climats chauds favorisent les régimes despotiques ;
Le froid limite la vie, la chaleur exacerbe les passions, mais une chaleur exagérée, pousse à la paresse.
Les 3 types de gouvernement possibles pour Montesquieu sont :
- le gouvernement républicain, qui se fonde sur la vertu et sur la modération,
- le gouvernement monarchique, qui se fonde sur l’honneur,
- le gouvernement despotique, qui se fonde sur la crainte.
Montesquieu critique en particulier l’absolutisme monarchique de Louis XIV qui a détruit le pouvoir de la noblesse qui aurait du être un pouvoir intermédiaire de contrôle. Il est favorable à une monarchie parlementaire où les trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) sont distingués et équilibrés.
Ses grands idéaux sont :
- la justice : il condamne l’esclavage, la torture, l’intolérance, les lois pénales ;
- la quête du bonheur : les lois doivent protéger l’homme afin de lui garantir paix, sécurité et bonheur.
VOLTAIRE
La vie. Son vrai nom est François Marie Arouet, dont Voltaire est l’anagramme. Il était fils d’un notaire, donc il venait de la bourgeoisie. Il reçoit une éducation marqué d’un coté de l’humanisme classique que lui ont révèle le Pères jésuites au collège, de l’autre de l’empirisme libertin découvert dans le milieux mondaines où son parrain l’a introduit. Le jeune homme veut devenir poète et dramaturge. Il devient célèbre à 24 ans, quand il prend le nom de Voltaire, mais, après une dispute avec un chevalier, il est embastillé. Quand il retourne libre, il s’exile en Angleterre, le pays de la tolérance, où, reçu par l’aristocratie, il découvre la liberté politique et religieuse. Il fait publier sans autorisation à Rouen Les Lettres Philosophiques ou Lettres Anglaises qui sont condamnées, et Voltaire, menacé, doit partir en Lorraine. Après, il est historiographe du roi, il écrit des opéras et il est reçu à l’Académie française. Invité par Frederik II de Prusse chez lui, Voltaire parte enthousiasmé d’aller chez un « despote éclairé » mais bientôt les rapports se dégradent. Ne pouvant pas tourner à Paris ou il est encore suspect, il reste en Alsace avant de s’installer aux portes de Genève. Il participe à l’Encyclopédie et il publie à Genève Candide, qui est condamné. Voltaire prudemment se retire, et il vit en correspondance avec toute l’Europe, et il combat plus que jamais contre l’injustice et l’intolérance. Il écrit beaucoup : le Traité sur la Tolérance et le Dictionnaire Philosophique. Il met en pratique le final de son conte, « il faut cultiver notre jardin « : il développe son domaine (artisanat et agriculture) et y fait même construire une église. En 1778 il retourne à Paris et se dépense tellement qu’il tombe malade. Il meurt le 30 juillet 1778 et ses cendres sont transportées triomphalement au Panthéon en 1792.
Le Traité sur la tolérance est une œuvre de Voltaire publiée en 1763. Ce texte a été écrit après l’injustice subie par Jean Calas, protestant faussement accusé et exécuté pour le meurtre de son fils, qui aurait soumis l’intention de se convertir au catholicisme, afin de le réhabiliter. Jean Calas, modeste commerçant, né en 1698, habitait au 15, rue des Fila tiers (aujourd'hui n° 50) à Toulouse. Le 13 octobre 176, son fils aîné, Marc-Antoine, se pendit dans la boutique familiale. Ne voulant pas qu'il soit considéré comme suicidé et subisse des obsèques infamantes, la famille Calas n'indiqua pas tout d'abord aux autorités les circonstances exactes de sa découverte et prétendit avoir trouvé le malheureux étranglé.Mais les Calas étaient protestants et cela suffit pour que le capitoul David de Beaudrigue, convaincu par des rumeurs de voisinage alléguant la volonté de Marc-Antoine de se convertir au catholicisme, exige un complément d'enquête et fait soumettre Jean Calas à la question. La torture a été infligée à Jean Calas après le verdict du procès par le parlement de Toulouse.Le parlement de Toulouse le condamne à mort le 9 mars 1762, sans que le jugement soit motivé. Le malheureux Calas est condamné au supplice de la roue. Il subit la question, longue séance de torture mais n'avoue rien. Il proclame son innocence. Roué place Saint-Georges, Jean Calas est étranglé puis brûlé deux heures plus tard.Exilé, un autre fils de Jean Calas, Pierre, se rendit dans la ville calviniste de Genève, où il rencontra Voltaire, qu'un marchand marseillais avait déjà informé de l'affaire. Le philosophe crut d'abord l'accusation fondée et rédigea même une lettre incendiaire sur Jean Calas. Mais convaincu par Pierre de son innocence, il forma un groupe de pression avec ses amis et utilisa son ironie corrosive pour que justice soit faite.Afin de parvenir à la révision du procès, Voltaire publia, en 1763, l’ouvrage Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas tandis que la famille avait obtenu un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c’est-à-dire l’officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, fut destitué. En 1765, Voltaire réussit à faire réviser le procès et à obtenir un arrêt qui déclarait Calas innocent et réhabilitait sa mémoire.Le procès de Calas a été inséré dans les causes célèbres. Il a fourni à Marie-Joseph Chénier, à Jean-Louis Laya et à Auguste-Jacques Lemierre d'Argy le sujet de drames populaires. Athanase Coquerel a publié en 1858 Jean Calas et sa famille.
DENIS DIDEROT
La vie. Quand il est jeune, Diderot s’enfuit à Paris, coupe les ponts avec sa famille, mène une vie de bohème, fait tous les métiers et connaît la misère. Il est impulsif, enthousiaste et passionné. Il devient ami de Rousseau et sort de l’anonymat en publiant plusieurs traductions d’ouvrages anglais. Il est le rédacteur de l’Encyclopédie qui occupe 20 années de sa vie. Il compose aussi les Lettres sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient où il affirme son athéisme et son matérialisme. Pas seulement avec cette œuvre il est philosophe, il est aussi critique d’art et passionné de théâtre.
Les idées. Dans les Lettres sur les aveugles Diderot montre que toutes nos connaissances dérivent de nos sens qui sont trompeur. Ainsi, il n’y a pas de matière ni d’esprit. L’homme est seulement matière douée de sensibilité. La conclusion de matérialisme est l’athéisme : Dieu est le mal sont incompatibles, donc vue que le mal existe cela signifie que Dieu n’existe pas. Diderot est optimiste : il pense que tous les hommes sont capable de distinguer le bien du mal car l’homme possède le sens moral, mais Diderot ne pourra pas résoudre certains contradictions qui dérivent de cet idée. Il s’élève contre l’absolutisme, l’injustice et l’arbitraire ; comme les autres philosophes de lumières, il est favorable à une monarchie parlementaire.
Autorité politique. En nature existe seulement un type d’autorité, l’autorité paternelle, qui toutes fois a des limites. Les autres types d’autorité ne viennent pas de la nature, et il y a :
- l’autorité qui se fonde sur la violence, temporaire parce qu’elle dure jusqu’à ceux qui sont des sujets deviennent tyrannies ;
- l’autorité qui se fonde sur le consentement du peuple, du prince qui gouverne par raison et avec mesure en reconnaissant ses limites en avantageant l’état. Fléchir les genoux devant le roi pour respect c’est acceptable, pour soumission, non.
De la relativité de la morale. Pour Diderot la métaphysique et la morale dépendent des sens. Ici, il choisit l’exemple de l’aveugle car ayant un sens en moins, il a une morale différente. L’aveugle est particulièrement contraire au vol pas parce qu’il le considère un mal, mais parce qu’il ne peut pas se défendre et le faire. Par analogie, Diderot établit un parallélisme entre les aveugles et les normaux : même la morale de l’homme normale est conditionnée par ses sens (petitesse et grandeur pour la vue). La conclusion est que la morale est relative.
ALPHONSE DE LAMARTINE
Alphonse de Lamartine est né à Mâcon en 1790. Après une enfance passée à Milly, Lamartine voyage en Italie, puis se met au service de Louis XVIII. C'est à cette époque qu'il commence à composer de la poésie. Son premier ouvrage, « Les Méditations poétiques », publié en 1820, reçoit un succès retentissant et il n'est pas exagéré d'affirmer que ce livre est le premier recueil romantique de la littérature française.
Les thèmes religieux revêtent une importance considérable dans la poésie de Lamartine, ce qui est particulièrement sensible dans ses « Harmonies poétiques et religieuses » publiées en 1830. Cependant, la mort de sa fille, Julia, en 1832, et l'engagement politique de plus en plus actif de Lamartine changent la nature de la foi de Lamartine et le poète devient le défenseur d'un christianisme libéral et social. Les voyages de cette période en Orient, Grèce, Liban et dans les Lieux Saints enrichissent l’horizon poétique de Lamartine qui retrouve l’inspiration après des temps mouvées.
L'influence politique de Lamartine atteint son apogée en 1848, après la révolution, alors qu'il devient ministre des Affaires étrangères. À partir du coup d'état dirigé par Napoléon III en 1851, Lamartine doit se retirer de la scène publique. Accablé de dettes, le poète doit s'astreindre à des travaux littéraires qui l'intéressent de moins en moins.
C'est à Paris, dans une relative indifférence du public littéraire, que Lamartine meurt en 1869.
VISION DU POETE : Pour Lamartine le poète a une mission sociale à accomplir et il doit mettre son talent littéraire au service des idéaux philosophiques et morales afin de contribuer à l’édification du peuple, ainsi il doit intervenir dans la politique. Ses idées de justice et fraternité le pousse vers la gauche, mais il est trop attaché à la propriété privé pour être socialiste. Néanmoins il exige des avantages sociaux pour les prolétaires, pour cette motivation il joue une partite active dans la révolution du1848.

MEDITATIONS POETIQUES : Le poème « le lac » fait parti de « les méditations poétique », une œuvre ou il raconte son passé rapport avec l’anglaise Julie Charles, qui vient de mourir. Lamartine décrit son état d’âme, ses sentiments et évoque les souvenirs d’amour et sa tristesse dans la poésie. Il exprime son désire de retrouver la paix de l’âme, mais au même temps une foi religieuse fervente.
« Le lac » est le poème plus significatif : c’est un exemple d’haute poésie romantique et il contient tous les éléments principaux de son lyrisme, comme l’amour, le désenchantement, la nostalgie et le rôle de la nature dans la vie humaine.
LA VIE SENTIMENTAL :
De ses relations avec la Napolitaine Antonella naissent des poèmes à la gloire de Graziella; mais Antonella meurt de tuberculose en 1815. De retour en France, Lamartine s’ennuie au service du roi Louis XVIII ; il démissionne et voyage beaucoup. Pour ne pas travailler il dit qu’il est malade. En cure à Aix, en Savoie, il rencontre en 1816 Mme Julie Charles, qui est la femme d’un physicien connu. Leur amour lui inspire ses poèmes les plus célèbres, dont le fameux « Le Lac ». En 1820, il épouse une jeune Anglaise, Maria Anna Elisa Birch, qui sera pour lui une bonne épouse.
LE DIPLOMATE ET L’ HOMME POLITIQUE :
De 1820 à 1830, Lamartine est diplomate en Italie. Les événements de 1830 changent sa pensée : d’abord il était monarchiste, ensuite il devient libéral. Il abandonne la diplomatie pour se lancer dans la politique. Son qoût de la formule en font rapidement un orateur réputé et redouté. Gagné par les idées républicaines, il s’ oppose à la monarchie de Louis-Philippe. En février 1848, il devient chef du pouvoir exécutif de la France. Ce succès est court : les événements sanglants de juin 1848 détruisent les illusions du poète.
UNE VIEILLES DÉMUNIE :
De nombreuses dettes de jeu et des soucis financiers rendent la fin de sa vie difficile. Il doit vendre ses biens et accepter l’humiliation d’une « pension nationale ». Seule sa relation sentimentale avec sa nièce le réconforte. Il meurt oublié de tous.
VICTOR HUGO
Victor Hugo naît à Besançon en 1802. Hugo est le fils d’un officier de l’empire. Il fait ses études à Paris, où il prépare l’Ecole Polytechnique, mais il préfère se tourner vers la littérature et, en 1819, il fonde une revue Le Conservateur littéraire.
Il se marie avec Adèle Foucher et, en 1824, naît Léopoldine qui mourra à dix-neuf ans et qu’il évoquera dans le célèbre poème Demain, dès l’aube. Il prend position contre le classiques dans la Préface de son drame Cromwell et ses idées triomphent dans Hernani.
Dans les années qui suivent, Hugo écrit avec acharnement mais sa vie est marquées par des drames, la rupture de son mariage et la perte de sa fille Léopoldine.
Dans un premier temps, Hugo soutient la candidature de Louis Napoléon à la présidence mais bientôt il l’attaque au nom de la liberté. Après le coup d’état du 2 décembre, il quitte la France pour la Belgique. C’est dans le cours de l’exile qu’il écrit les recueils de poèmes Les Contemplations et La Légende des siècles et son célèbre roman Les Misérables. Il meurt le 1er Janvier 1885.
NOTES LITTÉRAIRES
L’œuvre de Victor Hugo comprend tous le genres : poesie, roman, théâtre. Les idées de l’auteur sont dominées par la haine des injustices, de l’oppression et par la volonté de défense des faibles, des pauvres, des déshérités. Il manifeste aussi une certaine foi dans le progrès qui viendra de la bonté et de la pitié des hommes.
Fasciné par le roman historique, Hugo publie en 1831 Notre-Dame de Paris, où il entreprend de ressusciter le Paris du XVe siècle, avec la présence de la cathédrale.
L’œuvre possède non seulement portée historique, mais aussi valeur philosophique. L’histoire commence en 1482 et raconte l’amour impossible de Quasimodo, le hideux sonneur de Notre-Dame, pour Esméralda, aimée par l’archidiacre Frollo.
Condamnée pour meurtre Esméralda est sauvée par Quasimodo et cachée dans la cathédrale. Enlevée par Frollo, elle est enfin pendue et Quasimodo, après avoir tué Frollo, va mourir en étreignant le corps d’Esméralda.
L’histoire de Quasimodo est tirée de « Notre-Dame de Paris ».
Quasimodo est le carillonner de la cathédrale ; il a toujours vécu dans la cathédrale et il ne connaît pas le monde extérieur des religieuses murailles.
Il considère l’église comme sa patrie, sa maison et son univers. Il a la face humaine et le corps bestiale et il est en symbiose avec l’église.
Il vient décrit comme laid bossu, borgne et bateaux ; il ne sait pas parler correctement et il devienne la perfectionne de l’imperfection quand il devienne sourd à cause des cloches.
Dans ce roman Hugo utilise de répétitions pour souligner et attirer l’attention du lecteur dans le passage plus important.
Quasimodo ressemble beaucoup à l’histoire de « La belle et la bête ».
Les Misérables est un roman d’aventures, dont le titre désigne les victimes de la société du XIXe siècle et de l’injustice que l’auteur a entrepris de dénoncer.
L’écrivain veut avant tout dénoncer la dégradation du prolétariat et le problème de la faim et de la misère des enfants mais le personnage principal forçat devenu honnête, est le symbole de l’optimisme de l’écrivain et de son espoir en un rachat possible.
Il se voit confier la petite Cosette quand la mère de celle-ci, Fantine, meurt. Il jure de veiller sur l’enfant et remplit jusqu’au bout sa promesse car il sauve plus tard Marius et bénit leur union. Quand il meurt, les chandeliers que l’évêque lui avait offerts sont allumés à son chevet.

ROUSSEAU
Rousseau n’avait pas du tout aimé le protagoniste du Misanthrope de Molière, Alceste, car ce dernier faisait une critique exagérée selon Rousseau des mœurs françaises. Mais c’est seulement que Rousseau ressemble très fort à Alceste : isolé par ses contemporaines, il a veçu sans une famille et sans des amitiés fixes ; aussi il a été attaqué publiquement pas Voltaire.
La vie. Né à Genève, il perde sa mère à sa naissance et il passe son enfance entre son père et un pasteur. Mis en apprentissage, il s’enfuit à 16 ans. Il se convertie au catholicisme et quand il se met en route il fait tous le métiers pour vivre (laquais, musicien). Quand il arrive à Paris, il devient professeur de musique et compositeur d’opéras mais il mène une vie misérable. Il tombe amoureux d’une jeune lingère parisienne qui lui donne cinq fils tous mis aux enfants trouvés. Après une illumination fait de Rousseau un philosophe. Il gagne le concours de l’Académie de Dijon avec son Discours sur les sciences et sur les arts (1750) où il affirme que la civilisation corrompe l’homme. Après il écrit le Discours sur l’inégalité, Julie ou La Nouvelle Eloise, Le Contrat Social et l’Emile. Mais son caractère devient de plus en plus déconcertant, il se brouille avec presque tous ses amis : Grimm, D’Alembert, Diderot. L’Emile est condamné et Rousseau s’enfuit. A Genève, le Contrat Social et l’Emile sont brûlés, alors il part en Angleterre. De retour à Paris il écrit Les Confessions, où il tente de se justifier, Les Dialogues et Les Rêveries du promeneur solitaire. Il meurt en 1778.
Le Contrat Social. Vue que l’homme est bon par nature, cela signifie que le mal ne réside pas en lui. Tous les vices dérivent du fait qu’il est mal gouverné. Donc il faut rechercher une forme de gouvernement qui permet aux hommes une certaine liberté, qui exprime la volonté de tous et qui est au service de l’homme. Le seul gouvernement possible est donc la république.
La promenade sur le lac. Le texte est organisé comme une composition musical commencé par un adagio suivi d’un crescendo puis un decrescendo . Rousseau décrit la tranquillité de la nature par rapporte avec l’état d’âme du protagoniste, qui dans la 1ère séquence est mélancolie, après dans la 2ème séquence la mélancolie s’intensifie et devient par degrés tourment, l’apogée de désespoir est le désir de Saint Preux de mourir avec Julie. Dans la 3ème séquence il y a un decrescendo des sentiments : on passe du désespoir au soulagement pour retourner à la tranquillité du debout. Pour ce qui concerne les éléments qui se détachent de la période des lumières, il faut rappeler le rôle de la nature qui est vue en parallèle ou en contraste avec l’état d’âme du personnages et la prose poétique utilisée par Rousseau, une prose avec des techniques de la poésie, comme des répétitions et assonances et des énumérations.
Leçon de géographie. Le texte est divisé entre trois séquence : dans la 1ère Rousseau affirme les principes fondamentaux de l’enseignement (observation de la nature et expérience directe), dans la 2ème on décrit la leçon de géographie, qui consiste dans la promenade et l’observation de l’endroit où le soleil se couche et où il se lève, la contemplation de la beauté de la nature, puis la réflexion et après les questions. Pour décrire le spectacle de la nature, Rousseau se sert des sensations (notions visuelles et auditives) et des sentiments : la beauté de la nature transmet à l’âme des sentiments de douceur, fraîcheur et enchantement et toutes ces sensations portent l’homme à remercier Dieu, le Père de la vie. Pour ce qui concerne les éléments qui se détachent de la période, on rappelle :
- l’importance des sentiments ;
- le rapport entre l’homme et la nature ;
- l’utilisation de la prose poétique, les techniques de la poésie appliquées à la prose, comme l’assonance en nasales, la rime interne , l’allitération , la répétition. Ca sert pour impliquer le lecteur et pour lui communiquer des sentiments.
PANORAMA HISTORIQUE
Louise XIV, à sa mort, en 1715, laisse à son successeur un pays pauvre. Son successeur est, un enfant, Luis XV, et donc son régent est Philippe d’Orléans. Le banquier John Law fonde la Banque Générale. Luis XV se démontre peu intéressé à ses devoir public et confie à son précepteur, le cardinal Fleury. Quand Louise XV est obligé de gouverner directement, la situation précipite, et le peuple commence à détester ce monarque.
Louise XVI fait des tentatives pour s’opposer au pouvoir de noblesse, pour concilier les positions des nobles et la bourgeoise (le « Tiers Etat ») qui demande des réformes importantes le roi décide de convoquer l’Assemblée des représentants de toutes les classes sociales, appelée « Etats généraux ». Ils n’arrivent pas à s’accorde sur le système à adopter pour le vote et les représentants du Tiers Etat décident de former une Assemblée Nationale, qui devient Assemblée Constituante, pour approuver les réformes. La tentative d’interrompre cette Assemblée porte à la révolte populaire et le peuple parisien donne l’assaut à la prison de la Bastille le 14 juillet 1789. La révolution française commence. L’assemblée prend le pouvoir et vote la suppression des privilèges de la noblesse et la confiscation des biens des ecclésiastiques. 1789 la Déclaration des droit de l’Homme et du Citoyen est votée ; le roi cherche à s’enfuir à l’étranger. Capturé et emprisonné, le roi voit la proclamation de la République en 1792, puis, il est guillotiné.
L’assemblée, transforme peu à le gouvernement révolutionnaire en véritable régime dictatorial, avec deux factions opposées les girondins, plus modérés, qui représentent la petite bourgeoise et les jacobins. Le climat politique devient difficile, violence et justice sommaire justifie le nom de « Terreur » qu’on donne à époque.
PANORAMA LITTÉRAIRE
LE SALONS : Dans le XVIII siècle il y a les salons philosophiques, où là discussion s’élargit à tous les domaines de la civilisation avec une analyse rationnelle et lucide. Échanges d’idées continuent dans les cafés et dans les cercles philosophiques.
L’ ENCYCLOPEDIE
Le mot encyclopédie dérive du grec et signifie « enchaînement des connaissances ». En effets le but de l’Encyclopédie est de « rassembler le connaissances éparses sur la surface de la terre et de le transmettre aux hommes qui viendront après. »
L’initiative revient à un éditeur français qui propose à Diderot la traduction d’une encyclopédie anglaise, mais Diderot décide avec D’Alembert de créer une nouvelle encyclopédie national, en français, à la quelle participent des membres de la bourgeoisie comme Voltaire, Montesquieu et Rousseau.
En célébrant le progrès et la raison qui posent l’homme au centre du monde, les encyclopédistes rencontrent l’hostilité de l’église, vue qu’ils sont aussi contre les préjugés et les superstitions. Mais on ne peut pas considérer les encyclopédistes comme des révolutionnaires car à la fin ils sont favorables à une monarchie parlementaire.
Les hommes de lettres avaient réclamé leur indépendance par rapport à la religion, vue comme un obstacle à la libre expression de la pensée.
Les philosophes refusent tout ce qui ne peut pas être expliqué et attaquent l’Eglise qu’ils considèrent comme, une force contraire au progrès. L’intellectuel prend conscience d’une mission sociale à accomplir,car il peu contribuer à changer la société.
Des genres littéraires nouveaux naissent : les essais, les traités, les dialogues philosophiques, les encyclopédies et les dictionnaires.
MONTESQUIEU
La vie. Né d’une famille de l’aristocratie bordelaise, Montesquieu est un des derniers représentants d’une noblesse indépendante qui refuse d’être assujettie au pouvoir royal parisien. Il devient magistrat, mais ça ne l’enthousiasme guère. Il préfère se consacrer à la recherche scientifique et à la réflexion philosophique. Il fait publier anonymement à Amsterdam Les Lettres Persanes qui font son succès. Il devient célèbre et il commence sa vie mondaine dans les salons ou il rencontre des hommes de science, de lettres, de politique. Il est reçu à l’Académie française en 1727. Après, il voyage beaucoup, et pendant ses voyages, il observe, évalue et expérimente. L’œuvre de sa vie, à la quelle il consacre 20 ans malgré la cécité qui le frappe, est L’ Esprit De Lois, qui comprends 31 volumes. Cette œuvre sera mise à l’index car avec elle Montesquieu critique très librement l’Inquisition et l’intolérance de l’église. Montesquieu participe aussi a l’Encyclopédie.
Les Lettres Persanes. Avec Les Lettres Persanes Montesquieu nous présente une satire mordante de mœurs de la France. Deux Persans en visitant l’ Europe découvrent une société bien différante de la leur et leur surprise permet à Montesquieu d’aborder les sujets les plus divers et de critiquer plus librement les mœurs et les institutions de la société européen et française en particulier.
Les Lettres Persanes s’inscrivent dans la tradition des récits de voyage où un voyageur observe le pays qu’il visite et rend compte de ses étonnements. Des choses qui apparaissent naturelles car on n’y avait jamais pensé devient tout à coup ridicules et absurdes vues à travers un regard naïf. Ainsi Montesquieu peut se livrer à une satire de mœurs tout en se protégeant derrière ses personnages.
L’histoire : deux Persanes, Usbek qui a laissé son harem et son ami Rica visitent la France et ils échangent des lettres avec leur amis restés à Smyrne ou à Venise. Le roman par lettres permette de multiplier les points de vue et de ne se soucier ni d’ordre ni de logique narrative.
Le personnage : Usbek, tyran domestique chez lui, à Paris est un libéral avisé, mais, face à ses femmes, il ne raisonne plus et il se comporte en despote cruel et jaloux.
Les deux persans portent sur la société de Paris le regarde que porterait aujourd’hui un sociologue ou un ethnologue sur un société reculée.
A une critique amusée de Paris, de la mode, du théâtre, de l’Académie française (où il entrera), Montesquieu mêle une plus profonde critique de la religion, du Pape, de l’absolutisme monarchique, de l’arbitraire ; ainsi il aborde un peu tous les sujets qu’il tienne au cœur, c’est-à-dire la liberté, la justice, la tolérance. Les idées qu’il reprenne dans L’Esprit Des Lois, apparaissent déjà ici.
L’Esprit Des Lois. C’est le premier ouvrage de science politique qui aura une grande influence sur le développement des idées politiques et sociales qui conduiront à la révolution française.
Montesquieu examine les hommes, les sociétés qui se sont succédées pendant l’histoire, leurs lois et leurs mœurs. Il est le premier penseur politique à utiliser une méthode scientifique qui se fonde sur 1) l’observation, 2) la recherche de principes, 3) la vérification de ces principes. Pour cette œuvre, Montesquieu ne peut pas être considéré un révolutionnaire car il ne vise pas à changer le monde, mais seulement à l’expliquer.
Les grandes idées. Pour Montesquieu, les lois positives (inventées par les hommes) dépendent de lois naturelles, et les lois sont influencées par la condition matérielle que les hommes connaissent.
La théorie de climats. Le climat influence la politique et la morale.
Les climats tempérés favorisent les régimes modérés,
Les climats chauds favorisent les régimes despotiques ;
Le froid limite la vie, la chaleur exacerbe les passions, mais une chaleur exagérée, pousse à la paresse.
Les 3 types de gouvernement possibles pour Montesquieu sont :
- le gouvernement républicain, qui se fonde sur la vertu et sur la modération,
- le gouvernement monarchique, qui se fonde sur l’honneur,
- le gouvernement despotique, qui se fonde sur la crainte.
Montesquieu critique en particulier l’absolutisme monarchique de Louis XIV qui a détruit le pouvoir de la noblesse qui aurait du être un pouvoir intermédiaire de contrôle. Il est favorable à une monarchie parlementaire où les trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) sont distingués et équilibrés.
Ses grands idéaux sont :
- la justice : il condamne l’esclavage, la torture, l’intolérance, les lois pénales ;
- la quête du bonheur : les lois doivent protéger l’homme afin de lui garantir paix, sécurité et bonheur.
VOLTAIRE
La vie. Son vrai nom est François Marie Arouet, dont Voltaire est l’anagramme. Il était fils d’un notaire, donc il venait de la bourgeoisie. Il reçoit une éducation marqué d’un coté de l’humanisme classique que lui ont révèle le Pères jésuites au collège, de l’autre de l’empirisme libertin découvert dans le milieux mondaines où son parrain l’a introduit. Le jeune homme veut devenir poète et dramaturge. Il devient célèbre à 24 ans, quand il prend le nom de Voltaire, mais, après une dispute avec un chevalier, il est embastillé. Quand il retourne libre, il s’exile en Angleterre, le pays de la tolérance, où, reçu par l’aristocratie, il découvre la liberté politique et religieuse. Il fait publier sans autorisation à Rouen Les Lettres Philosophiques ou Lettres Anglaises qui sont condamnées, et Voltaire, menacé, doit partir en Lorraine. Après, il est historiographe du roi, il écrit des opéras et il est reçu à l’Académie française. Invité par Frederik II de Prusse chez lui, Voltaire parte enthousiasmé d’aller chez un « despote éclairé » mais bientôt les rapports se dégradent. Ne pouvant pas tourner à Paris ou il est encore suspect, il reste en Alsace avant de s’installer aux portes de Genève. Il participe à l’Encyclopédie et il publie à Genève Candide, qui est condamné. Voltaire prudemment se retire, et il vit en correspondance avec toute l’Europe, et il combat plus que jamais contre l’injustice et l’intolérance. Il écrit beaucoup : le Traité sur la Tolérance et le Dictionnaire Philosophique. Il met en pratique le final de son conte, « il faut cultiver notre jardin « : il développe son domaine (artisanat et agriculture) et y fait même construire une église. En 1778 il retourne à Paris et se dépense tellement qu’il tombe malade. Il meurt le 30 juillet 1778 et ses cendres sont transportées triomphalement au Panthéon en 1792.
Le Traité sur la tolérance est une œuvre de Voltaire publiée en 1763. Ce texte a été écrit après l’injustice subie par Jean Calas, protestant faussement accusé et exécuté pour le meurtre de son fils, qui aurait soumis l’intention de se convertir au catholicisme, afin de le réhabiliter. Jean Calas, modeste commerçant, né en 1698, habitait au 15, rue des Fila tiers (aujourd'hui n° 50) à Toulouse. Le 13 octobre 176, son fils aîné, Marc-Antoine, se pendit dans la boutique familiale. Ne voulant pas qu'il soit considéré comme suicidé et subisse des obsèques infamantes, la famille Calas n'indiqua pas tout d'abord aux autorités les circonstances exactes de sa découverte et prétendit avoir trouvé le malheureux étranglé.Mais les Calas étaient protestants et cela suffit pour que le capitoul David de Beaudrigue, convaincu par des rumeurs de voisinage alléguant la volonté de Marc-Antoine de se convertir au catholicisme, exige un complément d'enquête et fait soumettre Jean Calas à la question. La torture a été infligée à Jean Calas après le verdict du procès par le parlement de Toulouse.Le parlement de Toulouse le condamne à mort le 9 mars 1762, sans que le jugement soit motivé. Le malheureux Calas est condamné au supplice de la roue. Il subit la question, longue séance de torture mais n'avoue rien. Il proclame son innocence. Roué place Saint-Georges, Jean Calas est étranglé puis brûlé deux heures plus tard.Exilé, un autre fils de Jean Calas, Pierre, se rendit dans la ville calviniste de Genève, où il rencontra Voltaire, qu'un marchand marseillais avait déjà informé de l'affaire. Le philosophe crut d'abord l'accusation fondée et rédigea même une lettre incendiaire sur Jean Calas. Mais convaincu par Pierre de son innocence, il forma un groupe de pression avec ses amis et utilisa son ironie corrosive pour que justice soit faite.Afin de parvenir à la révision du procès, Voltaire publia, en 1763, l’ouvrage Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas tandis que la famille avait obtenu un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c’est-à-dire l’officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, fut destitué. En 1765, Voltaire réussit à faire réviser le procès et à obtenir un arrêt qui déclarait Calas innocent et réhabilitait sa mémoire.Le procès de Calas a été inséré dans les causes célèbres. Il a fourni à Marie-Joseph Chénier, à Jean-Louis Laya et à Auguste-Jacques Lemierre d'Argy le sujet de drames populaires. Athanase Coquerel a publié en 1858 Jean Calas et sa famille.
DENIS DIDEROT
La vie. Quand il est jeune, Diderot s’enfuit à Paris, coupe les ponts avec sa famille, mène une vie de bohème, fait tous les métiers et connaît la misère. Il est impulsif, enthousiaste et passionné. Il devient ami de Rousseau et sort de l’anonymat en publiant plusieurs traductions d’ouvrages anglais. Il est le rédacteur de l’Encyclopédie qui occupe 20 années de sa vie. Il compose aussi les Lettres sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient où il affirme son athéisme et son matérialisme. Pas seulement avec cette œuvre il est philosophe, il est aussi critique d’art et passionné de théâtre.
Les idées. Dans les Lettres sur les aveugles Diderot montre que toutes nos connaissances dérivent de nos sens qui sont trompeur. Ainsi, il n’y a pas de matière ni d’esprit. L’homme est seulement matière douée de sensibilité. La conclusion de matérialisme est l’athéisme : Dieu est le mal sont incompatibles, donc vue que le mal existe cela signifie que Dieu n’existe pas. Diderot est optimiste : il pense que tous les hommes sont capable de distinguer le bien du mal car l’homme possède le sens moral, mais Diderot ne pourra pas résoudre certains contradictions qui dérivent de cet idée. Il s’élève contre l’absolutisme, l’injustice et l’arbitraire ; comme les autres philosophes de lumières, il est favorable à une monarchie parlementaire.
Autorité politique. En nature existe seulement un type d’autorité, l’autorité paternelle, qui toutes fois a des limites. Les autres types d’autorité ne viennent pas de la nature, et il y a :
- l’autorité qui se fonde sur la violence, temporaire parce qu’elle dure jusqu’à ceux qui sont des sujets deviennent tyrannies ;
- l’autorité qui se fonde sur le consentement du peuple, du prince qui gouverne par raison et avec mesure en reconnaissant ses limites en avantageant l’état. Fléchir les genoux devant le roi pour respect c’est acceptable, pour soumission, non.
De la relativité de la morale. Pour Diderot la métaphysique et la morale dépendent des sens. Ici, il choisit l’exemple de l’aveugle car ayant un sens en moins, il a une morale différente. L’aveugle est particulièrement contraire au vol pas parce qu’il le considère un mal, mais parce qu’il ne peut pas se défendre et le faire. Par analogie, Diderot établit un parallélisme entre les aveugles et les normaux : même la morale de l’homme normale est conditionnée par ses sens (petitesse et grandeur pour la vue). La conclusion est que la morale est relative.
ALPHONSE DE LAMARTINE
Alphonse de Lamartine est né à Mâcon en 1790. Après une enfance passée à Milly, Lamartine voyage en Italie, puis se met au service de Louis XVIII. C'est à cette époque qu'il commence à composer de la poésie. Son premier ouvrage, « Les Méditations poétiques », publié en 1820, reçoit un succès retentissant et il n'est pas exagéré d'affirmer que ce livre est le premier recueil romantique de la littérature française.
Les thèmes religieux revêtent une importance considérable dans la poésie de Lamartine, ce qui est particulièrement sensible dans ses « Harmonies poétiques et religieuses » publiées en 1830. Cependant, la mort de sa fille, Julia, en 1832, et l'engagement politique de plus en plus actif de Lamartine changent la nature de la foi de Lamartine et le poète devient le défenseur d'un christianisme libéral et social. Les voyages de cette période en Orient, Grèce, Liban et dans les Lieux Saints enrichissent l’horizon poétique de Lamartine qui retrouve l’inspiration après des temps mouvées.
L'influence politique de Lamartine atteint son apogée en 1848, après la révolution, alors qu'il devient ministre des Affaires étrangères. À partir du coup d'état dirigé par Napoléon III en 1851, Lamartine doit se retirer de la scène publique. Accablé de dettes, le poète doit s'astreindre à des travaux littéraires qui l'intéressent de moins en moins.
C'est à Paris, dans une relative indifférence du public littéraire, que Lamartine meurt en 1869.
VISION DU POETE : Pour Lamartine le poète a une mission sociale à accomplir et il doit mettre son talent littéraire au service des idéaux philosophiques et morales afin de contribuer à l’édification du peuple, ainsi il doit intervenir dans la politique. Ses idées de justice et fraternité le pousse vers la gauche, mais il est trop attaché à la propriété privé pour être socialiste. Néanmoins il exige des avantages sociaux pour les prolétaires, pour cette motivation il joue une partite active dans la révolution du1848.

MEDITATIONS POETIQUES : Le poème « le lac » fait parti de « les méditations poétique », une œuvre ou il raconte son passé rapport avec l’anglaise Julie Charles, qui vient de mourir. Lamartine décrit son état d’âme, ses sentiments et évoque les souvenirs d’amour et sa tristesse dans la poésie. Il exprime son désire de retrouver la paix de l’âme, mais au même temps une foi religieuse fervente.
« Le lac » est le poème plus significatif : c’est un exemple d’haute poésie romantique et il contient tous les éléments principaux de son lyrisme, comme l’amour, le désenchantement, la nostalgie et le rôle de la nature dans la vie humaine.
LA VIE SENTIMENTAL :
De ses relations avec la Napolitaine Antonella naissent des poèmes à la gloire de Graziella; mais Antonella meurt de tuberculose en 1815. De retour en France, Lamartine s’ennuie au service du roi Louis XVIII ; il démissionne et voyage beaucoup. Pour ne pas travailler il dit qu’il est malade. En cure à Aix, en Savoie, il rencontre en 1816 Mme Julie Charles, qui est la femme d’un physicien connu. Leur amour lui inspire ses poèmes les plus célèbres, dont le fameux « Le Lac ». En 1820, il épouse une jeune Anglaise, Maria Anna Elisa Birch, qui sera pour lui une bonne épouse.
LE DIPLOMATE ET L’ HOMME POLITIQUE :
De 1820 à 1830, Lamartine est diplomate en Italie. Les événements de 1830 changent sa pensée : d’abord il était monarchiste, ensuite il devient libéral. Il abandonne la diplomatie pour se lancer dans la politique. Son qoût de la formule en font rapidement un orateur réputé et redouté. Gagné par les idées républicaines, il s’ oppose à la monarchie de Louis-Philippe. En février 1848, il devient chef du pouvoir exécutif de la France. Ce succès est court : les événements sanglants de juin 1848 détruisent les illusions du poète.
UNE VIEILLES DÉMUNIE :
De nombreuses dettes de jeu et des soucis financiers rendent la fin de sa vie difficile. Il doit vendre ses biens et accepter l’humiliation d’une « pension nationale ». Seule sa relation sentimentale avec sa nièce le réconforte. Il meurt oublié de tous.
VICTOR HUGO
Victor Hugo naît à Besançon en 1802. Hugo est le fils d’un officier de l’empire. Il fait ses études à Paris, où il prépare l’Ecole Polytechnique, mais il préfère se tourner vers la littérature et, en 1819, il fonde une revue Le Conservateur littéraire.
Il se marie avec Adèle Foucher et, en 1824, naît Léopoldine qui mourra à dix-neuf ans et qu’il évoquera dans le célèbre poème Demain, dès l’aube. Il prend position contre le classiques dans la Préface de son drame Cromwell et ses idées triomphent dans Hernani.
Dans les années qui suivent, Hugo écrit avec acharnement mais sa vie est marquées par des drames, la rupture de son mariage et la perte de sa fille Léopoldine.
Dans un premier temps, Hugo soutient la candidature de Louis Napoléon à la présidence mais bientôt il l’attaque au nom de la liberté. Après le coup d’état du 2 décembre, il quitte la France pour la Belgique. C’est dans le cours de l’exile qu’il écrit les recueils de poèmes Les Contemplations et La Légende des siècles et son célèbre roman Les Misérables. Il meurt le 1er Janvier 1885.
NOTES LITTÉRAIRES
L’œuvre de Victor Hugo comprend tous le genres : poesie, roman, théâtre. Les idées de l’auteur sont dominées par la haine des injustices, de l’oppression et par la volonté de défense des faibles, des pauvres, des déshérités. Il manifeste aussi une certaine foi dans le progrès qui viendra de la bonté et de la pitié des hommes.
Fasciné par le roman historique, Hugo publie en 1831 Notre-Dame de Paris, où il entreprend de ressusciter le Paris du XVe siècle, avec la présence de la cathédrale.
L’œuvre possède non seulement portée historique, mais aussi valeur philosophique. L’histoire commence en 1482 et raconte l’amour impossible de Quasimodo, le hideux sonneur de Notre-Dame, pour Esméralda, aimée par l’archidiacre Frollo.
Condamnée pour meurtre Esméralda est sauvée par Quasimodo et cachée dans la cathédrale. Enlevée par Frollo, elle est enfin pendue et Quasimodo, après avoir tué Frollo, va mourir en étreignant le corps d’Esméralda.
L’histoire de Quasimodo est tirée de « Notre-Dame de Paris ».
Quasimodo est le carillonner de la cathédrale ; il a toujours vécu dans la cathédrale et il ne connaît pas le monde extérieur des religieuses murailles.
Il considère l’église comme sa patrie, sa maison et son univers. Il a la face humaine et le corps bestiale et il est en symbiose avec l’église.
Il vient décrit comme laid bossu, borgne et bateaux ; il ne sait pas parler correctement et il devienne la perfectionne de l’imperfection quand il devienne sourd à cause des cloches.
Dans ce roman Hugo utilise de répétitions pour souligner et attirer l’attention du lecteur dans le passage plus important.
Quasimodo ressemble beaucoup à l’histoire de « La belle et la bête ».
Les Misérables est un roman d’aventures, dont le titre désigne les victimes de la société du XIXe siècle et de l’injustice que l’auteur a entrepris de dénoncer.
L’écrivain veut avant tout dénoncer la dégradation du prolétariat et le problème de la faim et de la misère des enfants mais le personnage principal forçat devenu honnête, est le symbole de l’optimisme de l’écrivain et de son espoir en un rachat possible.
Il se voit confier la petite Cosette quand la mère de celle-ci, Fantine, meurt. Il jure de veiller sur l’enfant et remplit jusqu’au bout sa promesse car il sauve plus tard Marius et bénit leur union. Quand il meurt, les chandeliers que l’évêque lui avait offerts sont allumés à son chevet.

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