Illuminismo francese con Voltaire, Rousseau, Diderot e Montesquieu

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LE PHILOSOPHE DES LUMIERES
La figure du philosophe domine dans les cercles intellectuels du XVIIéme siècle, mais on ne doit pas penser au philosophe comme un savant ou un penseur retiré dans son bureau, car le philosophe de lumières est au centre du monde et il s’engage dans la vie publique.
Les philosophes des lumières mènent le combat :
- de la liberté, en tous domaines, mais en particulier en domaine religieuse.
Il faut préciser que seulement Diderot était vraiment athée, tandis que tous les autres croient dans
l’ existence de Dieu : pour Voltaire Dieu est le grand horloger, le créateur du monde.
Les philosophes de lumières ne critiquent pas la religion, mais ils rapprochent l’église de prêcher
une foi aveugle et d’être intolérante.
- de la justice. Les philosophes de lumières demandent la condamne de l’esclavage, l’ abolition de
la torture, le droit de se défendre.
- contre l’absolutisme monarchique.
Il faut préciser que seulement Diderot a proposé un modèle démocratique, tandis que Voltaire,
Rousseau et Montesquieu sont tous favorables à une monarchie parlementaire.

Les principaux lieux d’échange sont :
- les salons où se renient les femmes ;
- les cafés, où naît la vogue, et le plus important c’est le Procope de Paris ;
- les clubs, imités du modèle anglais.
Les ouvres littéraires sont mises au service de la vulgarisation des idées, pour ça on voit naître de nouveaux genres littéraires comme :
- le conte philosophique ;
- le dialogue philosophique ;
- le roman à thèse ;
- le dictionnaire ;
- l’encyclopédie.
L’ ENCYCLOPEDIE
Le mot encyclopédie dérive du grec et signifie « enchaînement des connaissances ». En effets le but de l’Encyclopédie est de « rassembler le connaissances éparses sur la surface de la terre et de le transmettre aux hommes qui viendront après. »
L’initiative revient à un éditeur français qui propose à Diderot la traduction d’une encyclopédie anglaise, mais Diderot décide avec D’Alembert de créer une nouvelle encyclopédie national, en français, à la quelle participent des membres de la bourgeoisie comme Voltaire, Montesquieu et Rousseau.
En célébrant le progrès et la raison qui posent l’homme au centre du monde, les encyclopédistes rencontrent l’hostilité de l’église, vue qu’ils sont aussi contre les préjugés et les superstitions. Mais on ne peut pas considérer les encyclopédistes comme des révolutionnaires car à la fin ils sont favorables à une monarchie parlementaire.
MONTESQUIEU
La vie. Né d’une famille de l’aristocratie bordelaise, Montesquieu est un des derniers représentants d’une noblesse indépendante qui refuse d’être assujettie au pouvoir royal parisien. Il devient magistrat, mais ça ne l’enthousiasme guère. Il préfère se consacrer à la recherche scientifique et à la réflexion philosophique. Il fait publier anonymement à Amsterdam Les Lettres Persanes qui font son succès. Il devient célèbre et il commence sa vie mondaine dans les salons ou il rencontre des hommes de science, de lettres, de politique. Il est reçu à l’Académie française en 1727. Après, il voyage beaucoup, et pendant ses voyages, il observe, évalue et expérimente. L’œuvre de sa vie, à la quelle il consacre 20 ans malgré la cécité qui le frappe, est L’ Esprit De Lois, qui comprends 31 volumes. Cette œuvre sera mise à l’index car avec elle Montesquieu critique très librement l’Inquisition et l’intolérance de l’église. Montesquieu participe aussi a l’Encyclopédie.
Les Lettres Persanes. Avec Les Lettres Persanes Montesquieu nous présente une satire mordante de mœurs de la France. Deux Persans en visitant l’ Europe découvrent une société bien différante de la leur et leur surprise permet à Montesquieu d’aborder les sujets les plus divers et de critiquer plus librement les mœurs et les institutions de la société européen et française en particulier.
Les Lettres Persanes s’inscrivent dans la tradition des récits de voyage où un voyageur observe le pays qu’il visite et rend compte de ses étonnements. Des choses qui apparaissent naturelles car on n’y avait jamais pensé devient tout à coup ridicules et absurdes vues à travers un regard naïf. Ainsi Montesquieu peut se livrer à une satire de mœurs tout en se protégeant derrière ses personnages.
L’histoire : deux Persanes, Usbek qui a laissé son harem et son ami Rica visitent la France et ils échangent des lettres avec leur amis restés à Smyrne ou à Venise. Le roman par lettres permette de multiplier les points de vue et de ne se soucier ni d’ordre ni de logique narrative.
Le personnage : Usbek, tyran domestique chez lui, à Paris est un libéral avisé, mais, face à ses femmes, il ne raisonne plus et il se comporte en despote cruel et jaloux.
Les deux persans portent sur la société de Paris le regarde que porterait aujourd’hui un sociologue ou un ethnologue sur un société reculée.
A une critique amusée de Paris, de la mode, du théâtre, de l’Académie française (où il entrera), Montesquieu mêle une plus profonde critique de la religion, du Pape, de l’absolutisme monarchique, de l’arbitraire ; ainsi il aborde un peu tous les sujets qu’il tienne au cœur, c’est-à-dire la liberté, la justice, la tolérance. Les idées qu’il reprenne dans L’Esprit Des Lois, apparaissent déjà ici.
Un persan à Paris. Les choses qui frappent de plus le spectateur sont :
- la surpopulation ;
- le rythme de vie ;
- la puissance du roi (Louis XIV) qui se fonde sur la vanité de sa population et sur son pouvoir de
persuasion.
L’Esprit Des Lois. C’est le premier ouvrage de science politique qui aura une grande influence sur le développement des idées politiques et sociales qui conduiront à la révolution française.
Montesquieu examine les hommes, les sociétés qui se sont succédées pendant l’histoire, leurs lois et leurs mœurs. Il est le premier penseur politique à utiliser une méthode scientifique qui se fonde sur 1) l’observation, 2) la recherche de principes, 3) la vérification de ces principes. Pour cette œuvre, Montesquieu ne peut pas être considéré un révolutionnaire car il ne vise pas à changer le monde, mais seulement à l’expliquer.
Les grandes idées. Pour Montesquieu, les lois positives (inventées par les hommes) dépendent de lois naturelles, et les lois sont influencées par la condition matérielle que les hommes connaissent.
La théorie de climats. Le climat influence la politique et la morale.
Les climats tempérés favorisent les régimes modérés,
Les climats chauds favorisent les régimes despotiques ;
Le froid limite la vie, la chaleur exacerbe les passions, mais une chaleur exagérée, pousse à la paresse.
Les 3 types de gouvernement possibles pour Montesquieu sont :
- le gouvernement républicain, qui se fonde sur la vertu et sur la modération,
- le gouvernement monarchique, qui se fonde sur l’honneur,
- le gouvernement despotique, qui se fonde sur la crainte.
Montesquieu critique en particulier l’absolutisme monarchique de Louis XIV qui a détruit le pouvoir de la noblesse qui aurait du être un pouvoir intermédiaire de contrôle. Il est favorable à une monarchie parlementaire où les trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) sont distingués et équilibrés.
Ses grands idéaux sont :
- la justice : il condamne l’esclavage, la torture, l’intolérance, les lois pénales ;
- la quête du bonheur : les lois doivent protéger l’homme afin de lui garantir paix, sécurité et bonheur.
VOLTAIRE
La vie. Son vrai nom est François Marie Arouet, dont Voltaire est l’anagramme. Il était fils d’un notaire, donc il venait de la bourgeoisie. Il reçoit une éducation marqué d’un coté de l’humanisme classique que lui ont révèle le Pères jésuites au collège, de l’autre de l’empirisme libertin découvert dans le milieux mondaines où son parrain l’a introduit. Le jeune homme veut devenir poète et dramaturge. Il devient célèbre à 24 ans, quand il prend le nom de Voltaire, mais, après une dispute avec un chevalier, il est embastillé. Quand il retourne libre, il s’exile en Angleterre, le pays de la tolérance, où, reçu par l’aristocratie, il découvre la liberté politique et religieuse. Il fait publier sans autorisation à Rouen Les Lettres Philosophiques ou Lettres Anglaises qui sont condamnées, et Voltaire, menacé, doit partir en Lorraine. Après, il est historiographe du roi, il écrit des opéras et il est reçu à l’Académie française. Invité par Frederik II de Prusse chez lui, Voltaire parte enthousiasmé d’aller chez un « despote éclairé » mais bientôt les rapports se dégradent. Ne pouvant pas tourner à Paris ou il est encore suspect, il reste en Alsace avant de s’installer aux portes de Genève. Il participe à l’Encyclopédie et il publie à Genève Candide, qui est condamné. Voltaire prudemment se retire, et il vit en correspondance avec toute l’Europe, et il combat plus que jamais contre l’injustice et l’intolérance. Il écrit beaucoup : le Traité sur la Tolérance et le Dictionnaire Philosophique. Il met en pratique le final de son conte, « il faut cultiver notre jardin « : il développe son domaine (artisanat et agriculture) et y fait même construire une église. En 1778 il retourne à Paris et se dépense tellement qu’il tombe malade. Il meurt le 30 juillet 1778 et ses cendres sont transportées triomphalement au Panthéon en 1792.
Les œuvres. Outre aux Lettres Philosophiques, au Traité sur la Tolérance et au Dictionnaire Philosophique, on rappelle les contes philosophiques de Voltaire, qui amusent et divertissent :
- Zadig ou la destinée, une réflexion sur la Providence et la sagesse humaine ;
- Micromégas, où on dit que le grand et le petit sont des notions relatives ;
- L’ingénu, ou on met en contraste l’innocence avec la corruption de monde ;
- Candide ou l’optimisme, 1754
La vie sociale sous Louis XIV. Ici, Voltaire critique la noblesse qui est arrogante et vaniteuse. En ironisant, il dit que pour devenir noble il faut seulement avoir de l’argent et un nom de famille. La noblesse méprise la bourgeoisie, mais vue par rapport avec elle, la noblesse est inutile. Sa description se fonde sur l’antithèse entre grandeur et esclave.
Prière à Dieu. Voltaire veut prier Dieu pour la miséricorde,la paix dans le monde et pour pousser les hommes à la tolérance, surtout religieuse. L’homme est vu dans sa petitesse, il fait des fautes dans sa nature, sa vie n’est pas éternelle ; donc l’homme est une créature petite, faible, débile, pas éternelle, imparfaite, limité. Par contraste Dieu est immense, immuable, tout puissant et éternelle. Voltaire est favorable à la tolérance parmi les hommes parce que selon lui la vie est déjà assez pénible et pleine des maux sans en ajouter d’autres par l’intolérance ; en plus les différences entre les hommes ne sont que des détails insignifiants aux yeux de Dieu et par contraste avec la grandeur de l’univers et de l’éternité. Vers la fin Voltaire ajoute aussi une satire à propos de l’église catholique.
Candide ou l’optimisme. Dans ce conte, Voltaire critique la philosophie optimiste de Liebnitz, incarné dans le conte par Pangloss. Quand ce dernier affirme que « on est dans le meilleur de mondes possibles » il se fonde sur des raisonnements que Voltaire dénonce à travers les aventures de Candide qui prouvent que le mal existe.
Les leibniziens ne nient pas l’existence du mal, mais ils le considèrent comme une partie d’une harmonie divine que l’homme ne peut pas comprendre.
Pour les leibniziens, si Dieu existe, il est nécessairement bon, donc le monde qu’il a crée doit être le meilleur de mondes possibles. Mais pour Voltaire vue que si Dieu existe il est nécessairement bon, vu que le mal existe, cela signifie que Dieu n’existe pas. Mais ce raisonnement sert seulement pour dénoncer la philosophie de Liebnitz, car à la fin Voltaire croit en Dieu (le grand horloger), il est déiste, comme beaucoup des autres philosophes de lumières.
Avec les aventures de Candide, Voltaire veut dénoncer les grands maux de sa société :
- le fanatisme ;
- l’esclavage ;
- la guère ;
- l’orgueil qui rend le pouvoir dangereux ;
- l’avarice qui pousse à la paresse.
Par contraste, il propose :
- l’amour pour la vie ;
- la simplicité du travail bien fait.
Le château. Dans ce texte, Voltaire nous présente en ordre d’importance tous les personnages de conte, qui sont stéréotypes : il sont décrits par une seul caractéristiques et il n’ont pas de profondeur psychologique. Les personnages sont :
- le baron, un noble décrit avec ironie ;
- la baronne, décrit à travers sa taille, symbole de richesse ;
- sa fille Cunégonde, appétissante comme sa mère ;
- Pangloss, l’enseignant.
Le mot Pangloss dérive du grec et signifie « totalité des mots ». En effets, Pangloss est un
personnage qui est tous mots, qui fait des raisonnements absurdes et des spéculations
philosophiques inutiles, mais ainsi il résulte comique.
- Candide, très naïf, croit à tout ce que Pangloss lui dit.
Le château représente la société au temps de Voltaire. En effets la vie au château est fondée sur un ordre gerarchique qui ne peut pas être bouleversé. Candide est chassé car il ne respecte pas les règles. Le château peut représenter encore une sorte de paradis terrestre ou règne la bonheur : c’est le meilleur de monde possibles. C’est Cunégonde qui joue le rôle d’Eve et qui pousse l’homme (Candide ) a la désobéissance. Candide, comme Adam, après avoir désobéit, est chassé et il commence une vie pleine des souffrances et des aventures.
L’auto-da-fé. Après le tremblement du terre de Lisbonne qui a frappé Voltaire, les sages du pays (adjectif ironique pour indiquer les Inquisiteurs) décident de proclamer une auto-da-fé pour calmer la colère de Dieu et prévenir un nouveau tremblement du terre. Candide et Pangloss sont choisis comme victimes sacrificielles pour la cérémonie, décrite à travers de détails qui souligne sa grandeur, beauté et solennité, qui contrastent avec l’inutilité de l’auto-da-fé. En effets, la terre tremble encore, comme dit Voltaire avec une seule brève phrase. La réaction de Candide est décrite avec une énumération d’adjectifs et après de participes passés, qui souligne que Candide subit l’action : il a perdu tous ses points de repaire, exprimé avec des superlatifs.
La bataille. La description de la guerre se fonde sur une antithèse entre sa harmonie (exprimé par des adjectifs comme « beau », « brillant », « leste ») et son horreur (exprimé par le mot « enfer » et boucherie »). Les hommes sont définis comme des animaux : c’est ça pourquoi on parle de boucherie. Les soldats sont définis avec de l’ironie comme des héros : c’est ça pourquoi on dit que la boucherie est héroïque. Mais les soldats ne sont pas des héros, ils sont des coquins, des insectes. Le numéro de morts n’est pas précis parce que Voltaire veut souligner que dans la guerre les individus ne content pas, seulement la victoire et l’ennemi sont importants. Voltaire utilise aussi des termes philosophique qui veut souligner le fait que la philosophie fait des spéculations ridicules pour chercher à expliquer la réalité de la guerre, inutiles car la guerre ne peut pas être justifie.
On dit que « les deux rois faisaient chanter de Te Deum » : cela signifie que tous les deux rois croient d’avoir vaincu et qu’ils utilisent la religion pour célébrer leur grandeur et leur victoire.
Quand dans la deuxième séquence on décrit les horreurs de la guerre, Voltaire suscite l’horreur dans le lecteur et pour atténuer cette horreur il utilise une énumération de détails absurdes et exagérés. A la fin la guerre est comparée à un théâtre, dans lequel les hommes sont des marionnettes.
Les merveilles d’Eldorado. Avec la description des merveilles d’Eldorado, Voltaire veut critiquer par contraste avec une société utopique et idéale la société européenne. En particulier il le fait dans la description de la cérémonie que Candide et Pangloss doivent faire pour saluer le roi : Candide, en demandant quelle est la cérémonie, décrit avec de l’ironie les usages de la France. Dans ce pays idéal, il règne la justice, et le roi et les sujets sont en plan d’égalité ; c’est le meilleur de mondes possibles, mais il s’agit seulement d’un pays impossible à se réaliser. Candide et Cacambo ne comprennent pas la leçon des habitants d’ Eldorado, en particulier leur détachement des richesses : quand ils doivent laisser le pays, ils volent des moutons.
La morale de l’histoire. Candide et Pangloss se rendent chez un derviche en Turquie, pour lui demander quel est le sens de l’existence humaine. Le derviche leur réponde qu’il faut taire, car c’est complètement inutile de se poser de questions à lesquelles on ne peut pas répondre. Pour embellir son discours, Voltaire fait ajouter au derviche une métaphore avec laquelle Dieu est comparé à un roi qui a mis dans la mer un vaisseau plein de souris, c’est-à-dire des hommes. Cette métaphore signifie que Dieu est un être supérieur mais indifférente et détaché du destin humain.
Après les trois (Candide, Pangloss et Martin) rencontre un vieillard qui vit à l’écart du monde. Il ne sait rien et il ignore ce qui se passe au monde. Donc il met en pratique la philosophie du derviche, mais en plus il ajoute le principe du travail, qui éloigne les 3 grands maux de l’homme (ennuie, vice et besoin) et qui donne une raison de vivre (pas l’ennuie), l’honnête (pas le vice) et la prospérité (pas le besoin). Après ses rencontres, Candide commence à réfléchir et il comprend que le seul moyen de rendre la vie supportable est de travailler sans raisonner : il ne faut pas s’interroger.
« Il faut cultiver notre jardin » : faire fructifier nos talents pour les mettre au service des autres, ainsi on peut améliorer le monde. La petite société qui représente une microsociété (elle est symbole de l’entière société) met en pratique cette philosophie, après avoir compris qu’il y a un remède a tout.
ROUSSEAU
Rousseau n’avait pas du tout aimé le protagoniste du Misanthrope de Molière, Alceste, car ce dernier faisait une critique exagérée selon Rousseau des mœurs françaises. Mais c’est seulement que Rousseau ressemble très fort à Alceste : isolé par ses contemporaines, il a veçu sans une famille et sans des amitiés fixes ; aussi il a été attaqué publiquement pas Voltaire.
La vie. Né à Genève, il perde sa mère à sa naissance et il passe son enfance entre son père et un pasteur. Mis en apprentissage, il s’enfuit à 16 ans. Il se convertie au catholicisme et quand il se met en route il fait tous le métiers pour vivre (laquais, musicien). Quand il arrive à Paris, il devient professeur de musique et compositeur d’opéras mais il mène une vie misérable. Il tombe amoureux d’une jeune lingère parisienne qui lui donne cinq fils tous mis aux enfants trouvés. Après une illumination fait de Rousseau un philosophe. Il gagne le concours de l’Académie de Dijon avec son Discours sur les sciences et sur les arts (1750) où il affirme que la civilisation corrompe l’homme. Après il écrit le Discours sur l’inégalité, Julie ou La Nouvelle Eloise, Le Contrat Social et l’Emile. Mais son caractère devient de plus en plus déconcertant, il se brouille avec presque tous ses amis : Grimm, D’Alembert, Diderot. L’Emile est condamné et Rousseau s’enfuit. A Genève, le Contrat Social et l’Emile sont brûlés, alors il part en Angleterre. De retour à Paris il écrit Les Confessions, où il tente de se justifier, Les Dialogues et Les Rêveries du promeneur solitaire. Il meurt en 1778.
Le Discours sur les Sciences et les Arts. Ici Rousseau se demande si le progrès a contribué à épurer ou à corrompre l’homme. Il dit que l’homme est bon par nature et que la civilisation et la société le corrompent. Il fallait une certaine audace à Rousseau pour exprimer une telle thèse car les idées à la mode à l’époque était plutôt celles du progrès et du bonheur dans le monde.
Le Discours sur les origines de l’inégalité parmi les hommes. Rousseau continue ici la réflexion commencée dans le Discours sur les Sciences et les Arts. Selon lui, la seule responsable de l’inégalité est la propriété privée. Lorsque certains se sont appropriées de terre, ils sont devenus riches, et pour faire respecter leur terres ils ont institués le lois ; pour faire respecter leur lois ils ont nominés des magistrats. Ainsi est née la société, corrompue dans son principe et crée au profit de riches.
Le Contrat Social. Vue que l’homme est bon par nature, cela signifie que le mal ne réside pas en lui. Tous les vices dérivent du fait qu’il est mal gouverné. Donc il faut rechercher une forme de gouvernement qui permet aux hommes une certaine liberté, qui exprime la volonté de tous et qui est au service de l’homme. Le seul gouvernement possible est donc la république.
Julie ou La Nouvelle Eloise. Le roman est un hommage à deux amants du Moyen Age, Julie et Saint Preux, immortalés dans leur tragique histoire d’amour. Le roman se présente en forme des lettres. Le choix de cette forme permet d’entrer dans le cœur des personnages et rende plus sensibles leur émotions et sensations.
La promenade sur le lac. Le texte est organisé comme une composition musical commencé par un adagio (1ère séquence) suivi d’un crescendo (2ème séquence) puis un decrescendo (3ème séquence). Rousseau décrit la tranquillité de la nature par rapporte avec l’état d’âme du protagoniste, qui dans la 1ère séquence est mélancolie, après dans la 2ème séquence la mélancolie s’intensifie et devient par degrés tourment, l’apogée de désespoir est le désir de Saint Preux de mourir avec Julie. Dans la 3ème séquence il y a un decrescendo des sentiments : on passe du désespoir au soulagement pour retourner à la tranquillité du debout. Pour ce qui concerne les éléments qui se détachent de la période des lumières, il faut rappeler le rôle de la nature qui est vue en parallèle ou en contraste avec l’état d’âme du personnages et la prose poétique utilisée par Rousseau, une prose avec des techniques de la poésie, comme des répétitions et assonances (lignes 17, 18, 19, 20, 21 : tous, nos ; lignes 27,28,29,30 : tous, nos, nous) et des énumérations (lignes 38, 39 des verbes au infinitif.)
L’Emile. Dans l’Emile, œuvre en 5 livres, Rousseau est le précepteur d’un élève imaginaire, Emile, orphelin comme lui. Jusqu’à 12 ans on a l’éducation négative : pas des livres, mais seulement l’expérience et l’observation forment l’intelligence pratique, le sport éduque la corps. Rousseau est le premier penseur à ne pas considérer l’enfant comme un adulte in miniature. Le seul vrai livre est la nature, il faut susciter la curiosité de l’enfant. Ainsi on a un enseignement très actif. Après le 12 ans, on a l’éducation positive : le précepteur oriente l’élève envers un métier manuel et il forme son jugement religieux et morale. Ayant atteint la sagesse, Emile commence son éducation sentimentale. Apres avoir voyagé beaucoup il épouse la femme idéale, Sophie, qui en grec signifie sagesse. Apprendre un métier signifie être utile à la société et capable d’assurer sa subsistance. Ainsi Rousseau s’élève contre les préjuges de la noblesse et il réhabilite une activité retenue plus souvent comme dégradante pour l’esprit.
Leçon de géographie. Le texte est divisé entre trois séquence : dans la 1ère Rousseau affirme les principes fondamentaux de l’enseignement (observation de la nature et expérience directe), dans la 2ème on décrit la leçon de géographie, qui consiste dans la promenade et l’observation de l’endroit où le soleil se couche et où il se lève, la contemplation de la beauté de la nature, puis la réflexion (silence ligne 61) et après les questions (ligne 63). Pour décrire le spectacle de la nature, Rousseau se sert des sensations (notions visuelles et auditives) et des sentiments : la beauté de la nature transmet à l’âme des sentiments de douceur, fraîcheur et enchantement et toutes ces sensations portent l’homme à remercier Dieu, le Père de la vie (ligne 34). Pour ce qui concerne les éléments qui se détachent de la période, on rappelle :
- l’importance des sentiments ;
- le rapport entre l’homme et la nature ;
- l’utilisation de la prose poétique, les techniques de la poésie appliquées à la prose, comme l’assonance en nasales (lignes 23, 24), la rime interne (ligne 28), l’allitération (en –r e en –s ligne 32), la répétition (de si ligne 38). Ca sert pour impliquer le lecteur et pour lui communiquer des sentiments.
DIDEROT
La vie. Quand il est jeune, Diderot s’enfuit à Paris, coupe les ponts avec sa famille, mène une vie de bohème, fait tous les métiers et connaît la misère. Il est impulsif, enthousiaste et passionné. Il devient ami de Rousseau et sort de l’anonymat en publiant plusieurs traductions d’ouvrages anglais. Il est le rédacteur de l’Encyclopédie qui occupe 20 années de sa vie. Il compose aussi les Lettres sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient où il affirme son athéisme et son matérialisme. Pas seulement avec cette œuvre il est philosophe, il est aussi critique d’art et passionné de théâtre.
Les idées. Dans les Lettres sur les aveugles Diderot montre que toutes nos connaissances dérivent de nos sens qui sont trompeur. Ainsi, il n’y a pas de matière ni d’esprit. L’homme est seulement matière douée de sensibilité. La conclusion de matérialisme est l’athéisme : Dieu est le mal sont incompatibles, donc vue que le mal existe cela signifie que Dieu n’existe pas. Diderot est optimiste : il pense que tous les hommes sont capable de distinguer le bien du mal car l’homme possède le sens moral, mais Diderot ne pourra pas résoudre certains contradictions qui dérivent de cet idée. Il s’élève contre l’absolutisme, l’injustice et l’arbitraire ; comme les autres philosophes de lumières, il est favorable à une monarchie parlementaire.
Autorité politique. En nature existe seulement un type d’autorité, l’autorité paternelle, qui toutes fois a des limites. Les autres types d’autorité ne viennent pas de la nature, et il y a :
- l’autorité qui se fonde sur la violence, temporaire parce qu’elle dure jusqu’à ceux qui sont des sujets deviennent tyrannies ;
- l’autorité qui se fonde sur le consentement du peuple, du prince qui gouverne par raison et avec mesure en reconnaissant ses limites en avantageant l’état. Fléchir les genoux devant le roi pour respect c’est acceptable, pour soumission, non.
De la relativité de la morale. Pour Diderot la métaphysique et la morale dépendent des sens. Ici, il choisit l’exemple de l’aveugle car ayant un sens en moins, il a une morale différente. L’aveugle est particulièrement contraire au vol pas parce qu’il le considère un mal, mais parce qu’il ne peut pas se défendre et le faire. Par analogie, Diderot établit un parallélisme entre les aveugles et les normaux : même la morale de l’homme normale est conditionnée par ses sens (petitesse et grandeur pour la vue). La conclusion est que la morale est relative.
LE PHILOSOPHE DES LUMIERES
La figure du philosophe domine dans les cercles intellectuels du XVIIéme siècle, mais on ne doit pas penser au philosophe comme un savant ou un penseur retiré dans son bureau, car le philosophe de lumières est au centre du monde et il s’engage dans la vie publique.
Les philosophes des lumières mènent le combat :
- de la liberté, en tous domaines, mais en particulier en domaine religieuse.
Il faut préciser que seulement Diderot était vraiment athée, tandis que tous les autres croient dans
l’ existence de Dieu : pour Voltaire Dieu est le grand horloger, le créateur du monde.
Les philosophes de lumières ne critiquent pas la religion, mais ils rapprochent l’église de prêcher
une foi aveugle et d’être intolérante.
- de la justice. Les philosophes de lumières demandent la condamne de l’esclavage, l’ abolition de
la torture, le droit de se défendre.
- contre l’absolutisme monarchique.
Il faut préciser que seulement Diderot a proposé un modèle démocratique, tandis que Voltaire,
Rousseau et Montesquieu sont tous favorables à une monarchie parlementaire.

Les principaux lieux d’échange sont :
- les salons où se renient les femmes ;
- les cafés, où naît la vogue, et le plus important c’est le Procope de Paris ;
- les clubs, imités du modèle anglais.
Les ouvres littéraires sont mises au service de la vulgarisation des idées, pour ça on voit naître de nouveaux genres littéraires comme :
- le conte philosophique ;
- le dialogue philosophique ;
- le roman à thèse ;
- le dictionnaire ;
- l’encyclopédie.
L’ ENCYCLOPEDIE
Le mot encyclopédie dérive du grec et signifie « enchaînement des connaissances ». En effets le but de l’Encyclopédie est de « rassembler le connaissances éparses sur la surface de la terre et de le transmettre aux hommes qui viendront après. »
L’initiative revient à un éditeur français qui propose à Diderot la traduction d’une encyclopédie anglaise, mais Diderot décide avec D’Alembert de créer une nouvelle encyclopédie national, en français, à la quelle participent des membres de la bourgeoisie comme Voltaire, Montesquieu et Rousseau.
En célébrant le progrès et la raison qui posent l’homme au centre du monde, les encyclopédistes rencontrent l’hostilité de l’église, vue qu’ils sont aussi contre les préjugés et les superstitions. Mais on ne peut pas considérer les encyclopédistes comme des révolutionnaires car à la fin ils sont favorables à une monarchie parlementaire.
MONTESQUIEU
La vie. Né d’une famille de l’aristocratie bordelaise, Montesquieu est un des derniers représentants d’une noblesse indépendante qui refuse d’être assujettie au pouvoir royal parisien. Il devient magistrat, mais ça ne l’enthousiasme guère. Il préfère se consacrer à la recherche scientifique et à la réflexion philosophique. Il fait publier anonymement à Amsterdam Les Lettres Persanes qui font son succès. Il devient célèbre et il commence sa vie mondaine dans les salons ou il rencontre des hommes de science, de lettres, de politique. Il est reçu à l’Académie française en 1727. Après, il voyage beaucoup, et pendant ses voyages, il observe, évalue et expérimente. L’œuvre de sa vie, à la quelle il consacre 20 ans malgré la cécité qui le frappe, est L’ Esprit De Lois, qui comprends 31 volumes. Cette œuvre sera mise à l’index car avec elle Montesquieu critique très librement l’Inquisition et l’intolérance de l’église. Montesquieu participe aussi a l’Encyclopédie.
Les Lettres Persanes. Avec Les Lettres Persanes Montesquieu nous présente une satire mordante de mœurs de la France. Deux Persans en visitant l’ Europe découvrent une société bien différante de la leur et leur surprise permet à Montesquieu d’aborder les sujets les plus divers et de critiquer plus librement les mœurs et les institutions de la société européen et française en particulier.
Les Lettres Persanes s’inscrivent dans la tradition des récits de voyage où un voyageur observe le pays qu’il visite et rend compte de ses étonnements. Des choses qui apparaissent naturelles car on n’y avait jamais pensé devient tout à coup ridicules et absurdes vues à travers un regard naïf. Ainsi Montesquieu peut se livrer à une satire de mœurs tout en se protégeant derrière ses personnages.
L’histoire : deux Persanes, Usbek qui a laissé son harem et son ami Rica visitent la France et ils échangent des lettres avec leur amis restés à Smyrne ou à Venise. Le roman par lettres permette de multiplier les points de vue et de ne se soucier ni d’ordre ni de logique narrative.
Le personnage : Usbek, tyran domestique chez lui, à Paris est un libéral avisé, mais, face à ses femmes, il ne raisonne plus et il se comporte en despote cruel et jaloux.
Les deux persans portent sur la société de Paris le regarde que porterait aujourd’hui un sociologue ou un ethnologue sur un société reculée.
A une critique amusée de Paris, de la mode, du théâtre, de l’Académie française (où il entrera), Montesquieu mêle une plus profonde critique de la religion, du Pape, de l’absolutisme monarchique, de l’arbitraire ; ainsi il aborde un peu tous les sujets qu’il tienne au cœur, c’est-à-dire la liberté, la justice, la tolérance. Les idées qu’il reprenne dans L’Esprit Des Lois, apparaissent déjà ici.
Un persan à Paris. Les choses qui frappent de plus le spectateur sont :
- la surpopulation ;
- le rythme de vie ;
- la puissance du roi (Louis XIV) qui se fonde sur la vanité de sa population et sur son pouvoir de
persuasion.
L’Esprit Des Lois. C’est le premier ouvrage de science politique qui aura une grande influence sur le développement des idées politiques et sociales qui conduiront à la révolution française.
Montesquieu examine les hommes, les sociétés qui se sont succédées pendant l’histoire, leurs lois et leurs mœurs. Il est le premier penseur politique à utiliser une méthode scientifique qui se fonde sur 1) l’observation, 2) la recherche de principes, 3) la vérification de ces principes. Pour cette œuvre, Montesquieu ne peut pas être considéré un révolutionnaire car il ne vise pas à changer le monde, mais seulement à l’expliquer.
Les grandes idées. Pour Montesquieu, les lois positives (inventées par les hommes) dépendent de lois naturelles, et les lois sont influencées par la condition matérielle que les hommes connaissent.
La théorie de climats. Le climat influence la politique et la morale.
Les climats tempérés favorisent les régimes modérés,
Les climats chauds favorisent les régimes despotiques ;
Le froid limite la vie, la chaleur exacerbe les passions, mais une chaleur exagérée, pousse à la paresse.
Les 3 types de gouvernement possibles pour Montesquieu sont :
- le gouvernement républicain, qui se fonde sur la vertu et sur la modération,
- le gouvernement monarchique, qui se fonde sur l’honneur,
- le gouvernement despotique, qui se fonde sur la crainte.
Montesquieu critique en particulier l’absolutisme monarchique de Louis XIV qui a détruit le pouvoir de la noblesse qui aurait du être un pouvoir intermédiaire de contrôle. Il est favorable à une monarchie parlementaire où les trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) sont distingués et équilibrés.
Ses grands idéaux sont :
- la justice : il condamne l’esclavage, la torture, l’intolérance, les lois pénales ;
- la quête du bonheur : les lois doivent protéger l’homme afin de lui garantir paix, sécurité et bonheur.
VOLTAIRE
La vie. Son vrai nom est François Marie Arouet, dont Voltaire est l’anagramme. Il était fils d’un notaire, donc il venait de la bourgeoisie. Il reçoit une éducation marqué d’un coté de l’humanisme classique que lui ont révèle le Pères jésuites au collège, de l’autre de l’empirisme libertin découvert dans le milieux mondaines où son parrain l’a introduit. Le jeune homme veut devenir poète et dramaturge. Il devient célèbre à 24 ans, quand il prend le nom de Voltaire, mais, après une dispute avec un chevalier, il est embastillé. Quand il retourne libre, il s’exile en Angleterre, le pays de la tolérance, où, reçu par l’aristocratie, il découvre la liberté politique et religieuse. Il fait publier sans autorisation à Rouen Les Lettres Philosophiques ou Lettres Anglaises qui sont condamnées, et Voltaire, menacé, doit partir en Lorraine. Après, il est historiographe du roi, il écrit des opéras et il est reçu à l’Académie française. Invité par Frederik II de Prusse chez lui, Voltaire parte enthousiasmé d’aller chez un « despote éclairé » mais bientôt les rapports se dégradent. Ne pouvant pas tourner à Paris ou il est encore suspect, il reste en Alsace avant de s’installer aux portes de Genève. Il participe à l’Encyclopédie et il publie à Genève Candide, qui est condamné. Voltaire prudemment se retire, et il vit en correspondance avec toute l’Europe, et il combat plus que jamais contre l’injustice et l’intolérance. Il écrit beaucoup : le Traité sur la Tolérance et le Dictionnaire Philosophique. Il met en pratique le final de son conte, « il faut cultiver notre jardin « : il développe son domaine (artisanat et agriculture) et y fait même construire une église. En 1778 il retourne à Paris et se dépense tellement qu’il tombe malade. Il meurt le 30 juillet 1778 et ses cendres sont transportées triomphalement au Panthéon en 1792.
Les œuvres. Outre aux Lettres Philosophiques, au Traité sur la Tolérance et au Dictionnaire Philosophique, on rappelle les contes philosophiques de Voltaire, qui amusent et divertissent :
- Zadig ou la destinée, une réflexion sur la Providence et la sagesse humaine ;
- Micromégas, où on dit que le grand et le petit sont des notions relatives ;
- L’ingénu, ou on met en contraste l’innocence avec la corruption de monde ;
- Candide ou l’optimisme, 1754
La vie sociale sous Louis XIV. Ici, Voltaire critique la noblesse qui est arrogante et vaniteuse. En ironisant, il dit que pour devenir noble il faut seulement avoir de l’argent et un nom de famille. La noblesse méprise la bourgeoisie, mais vue par rapport avec elle, la noblesse est inutile. Sa description se fonde sur l’antithèse entre grandeur et esclave.
Prière à Dieu. Voltaire veut prier Dieu pour la miséricorde,la paix dans le monde et pour pousser les hommes à la tolérance, surtout religieuse. L’homme est vu dans sa petitesse, il fait des fautes dans sa nature, sa vie n’est pas éternelle ; donc l’homme est une créature petite, faible, débile, pas éternelle, imparfaite, limité. Par contraste Dieu est immense, immuable, tout puissant et éternelle. Voltaire est favorable à la tolérance parmi les hommes parce que selon lui la vie est déjà assez pénible et pleine des maux sans en ajouter d’autres par l’intolérance ; en plus les différences entre les hommes ne sont que des détails insignifiants aux yeux de Dieu et par contraste avec la grandeur de l’univers et de l’éternité. Vers la fin Voltaire ajoute aussi une satire à propos de l’église catholique.
Candide ou l’optimisme. Dans ce conte, Voltaire critique la philosophie optimiste de Liebnitz, incarné dans le conte par Pangloss. Quand ce dernier affirme que « on est dans le meilleur de mondes possibles » il se fonde sur des raisonnements que Voltaire dénonce à travers les aventures de Candide qui prouvent que le mal existe.
Les leibniziens ne nient pas l’existence du mal, mais ils le considèrent comme une partie d’une harmonie divine que l’homme ne peut pas comprendre.
Pour les leibniziens, si Dieu existe, il est nécessairement bon, donc le monde qu’il a crée doit être le meilleur de mondes possibles. Mais pour Voltaire vue que si Dieu existe il est nécessairement bon, vu que le mal existe, cela signifie que Dieu n’existe pas. Mais ce raisonnement sert seulement pour dénoncer la philosophie de Liebnitz, car à la fin Voltaire croit en Dieu (le grand horloger), il est déiste, comme beaucoup des autres philosophes de lumières.
Avec les aventures de Candide, Voltaire veut dénoncer les grands maux de sa société :
- le fanatisme ;
- l’esclavage ;
- la guère ;
- l’orgueil qui rend le pouvoir dangereux ;
- l’avarice qui pousse à la paresse.
Par contraste, il propose :
- l’amour pour la vie ;
- la simplicité du travail bien fait.
Le château. Dans ce texte, Voltaire nous présente en ordre d’importance tous les personnages de conte, qui sont stéréotypes : il sont décrits par une seul caractéristiques et il n’ont pas de profondeur psychologique. Les personnages sont :
- le baron, un noble décrit avec ironie ;
- la baronne, décrit à travers sa taille, symbole de richesse ;
- sa fille Cunégonde, appétissante comme sa mère ;
- Pangloss, l’enseignant.
Le mot Pangloss dérive du grec et signifie « totalité des mots ». En effets, Pangloss est un
personnage qui est tous mots, qui fait des raisonnements absurdes et des spéculations
philosophiques inutiles, mais ainsi il résulte comique.
- Candide, très naïf, croit à tout ce que Pangloss lui dit.
Le château représente la société au temps de Voltaire. En effets la vie au château est fondée sur un ordre gerarchique qui ne peut pas être bouleversé. Candide est chassé car il ne respecte pas les règles. Le château peut représenter encore une sorte de paradis terrestre ou règne la bonheur : c’est le meilleur de monde possibles. C’est Cunégonde qui joue le rôle d’Eve et qui pousse l’homme (Candide ) a la désobéissance. Candide, comme Adam, après avoir désobéit, est chassé et il commence une vie pleine des souffrances et des aventures.
L’auto-da-fé. Après le tremblement du terre de Lisbonne qui a frappé Voltaire, les sages du pays (adjectif ironique pour indiquer les Inquisiteurs) décident de proclamer une auto-da-fé pour calmer la colère de Dieu et prévenir un nouveau tremblement du terre. Candide et Pangloss sont choisis comme victimes sacrificielles pour la cérémonie, décrite à travers de détails qui souligne sa grandeur, beauté et solennité, qui contrastent avec l’inutilité de l’auto-da-fé. En effets, la terre tremble encore, comme dit Voltaire avec une seule brève phrase. La réaction de Candide est décrite avec une énumération d’adjectifs et après de participes passés, qui souligne que Candide subit l’action : il a perdu tous ses points de repaire, exprimé avec des superlatifs.
La bataille. La description de la guerre se fonde sur une antithèse entre sa harmonie (exprimé par des adjectifs comme « beau », « brillant », « leste ») et son horreur (exprimé par le mot « enfer » et boucherie »). Les hommes sont définis comme des animaux : c’est ça pourquoi on parle de boucherie. Les soldats sont définis avec de l’ironie comme des héros : c’est ça pourquoi on dit que la boucherie est héroïque. Mais les soldats ne sont pas des héros, ils sont des coquins, des insectes. Le numéro de morts n’est pas précis parce que Voltaire veut souligner que dans la guerre les individus ne content pas, seulement la victoire et l’ennemi sont importants. Voltaire utilise aussi des termes philosophique qui veut souligner le fait que la philosophie fait des spéculations ridicules pour chercher à expliquer la réalité de la guerre, inutiles car la guerre ne peut pas être justifie.
On dit que « les deux rois faisaient chanter de Te Deum » : cela signifie que tous les deux rois croient d’avoir vaincu et qu’ils utilisent la religion pour célébrer leur grandeur et leur victoire.
Quand dans la deuxième séquence on décrit les horreurs de la guerre, Voltaire suscite l’horreur dans le lecteur et pour atténuer cette horreur il utilise une énumération de détails absurdes et exagérés. A la fin la guerre est comparée à un théâtre, dans lequel les hommes sont des marionnettes.
Les merveilles d’Eldorado. Avec la description des merveilles d’Eldorado, Voltaire veut critiquer par contraste avec une société utopique et idéale la société européenne. En particulier il le fait dans la description de la cérémonie que Candide et Pangloss doivent faire pour saluer le roi : Candide, en demandant quelle est la cérémonie, décrit avec de l’ironie les usages de la France. Dans ce pays idéal, il règne la justice, et le roi et les sujets sont en plan d’égalité ; c’est le meilleur de mondes possibles, mais il s’agit seulement d’un pays impossible à se réaliser. Candide et Cacambo ne comprennent pas la leçon des habitants d’ Eldorado, en particulier leur détachement des richesses : quand ils doivent laisser le pays, ils volent des moutons.
La morale de l’histoire. Candide et Pangloss se rendent chez un derviche en Turquie, pour lui demander quel est le sens de l’existence humaine. Le derviche leur réponde qu’il faut taire, car c’est complètement inutile de se poser de questions à lesquelles on ne peut pas répondre. Pour embellir son discours, Voltaire fait ajouter au derviche une métaphore avec laquelle Dieu est comparé à un roi qui a mis dans la mer un vaisseau plein de souris, c’est-à-dire des hommes. Cette métaphore signifie que Dieu est un être supérieur mais indifférente et détaché du destin humain.
Après les trois (Candide, Pangloss et Martin) rencontre un vieillard qui vit à l’écart du monde. Il ne sait rien et il ignore ce qui se passe au monde. Donc il met en pratique la philosophie du derviche, mais en plus il ajoute le principe du travail, qui éloigne les 3 grands maux de l’homme (ennuie, vice et besoin) et qui donne une raison de vivre (pas l’ennuie), l’honnête (pas le vice) et la prospérité (pas le besoin). Après ses rencontres, Candide commence à réfléchir et il comprend que le seul moyen de rendre la vie supportable est de travailler sans raisonner : il ne faut pas s’interroger.
« Il faut cultiver notre jardin » : faire fructifier nos talents pour les mettre au service des autres, ainsi on peut améliorer le monde. La petite société qui représente une microsociété (elle est symbole de l’entière société) met en pratique cette philosophie, après avoir compris qu’il y a un remède a tout.
ROUSSEAU
Rousseau n’avait pas du tout aimé le protagoniste du Misanthrope de Molière, Alceste, car ce dernier faisait une critique exagérée selon Rousseau des mœurs françaises. Mais c’est seulement que Rousseau ressemble très fort à Alceste : isolé par ses contemporaines, il a veçu sans une famille et sans des amitiés fixes ; aussi il a été attaqué publiquement pas Voltaire.
La vie. Né à Genève, il perde sa mère à sa naissance et il passe son enfance entre son père et un pasteur. Mis en apprentissage, il s’enfuit à 16 ans. Il se convertie au catholicisme et quand il se met en route il fait tous le métiers pour vivre (laquais, musicien). Quand il arrive à Paris, il devient professeur de musique et compositeur d’opéras mais il mène une vie misérable. Il tombe amoureux d’une jeune lingère parisienne qui lui donne cinq fils tous mis aux enfants trouvés. Après une illumination fait de Rousseau un philosophe. Il gagne le concours de l’Académie de Dijon avec son Discours sur les sciences et sur les arts (1750) où il affirme que la civilisation corrompe l’homme. Après il écrit le Discours sur l’inégalité, Julie ou La Nouvelle Eloise, Le Contrat Social et l’Emile. Mais son caractère devient de plus en plus déconcertant, il se brouille avec presque tous ses amis : Grimm, D’Alembert, Diderot. L’Emile est condamné et Rousseau s’enfuit. A Genève, le Contrat Social et l’Emile sont brûlés, alors il part en Angleterre. De retour à Paris il écrit Les Confessions, où il tente de se justifier, Les Dialogues et Les Rêveries du promeneur solitaire. Il meurt en 1778.
Le Discours sur les Sciences et les Arts. Ici Rousseau se demande si le progrès a contribué à épurer ou à corrompre l’homme. Il dit que l’homme est bon par nature et que la civilisation et la société le corrompent. Il fallait une certaine audace à Rousseau pour exprimer une telle thèse car les idées à la mode à l’époque était plutôt celles du progrès et du bonheur dans le monde.
Le Discours sur les origines de l’inégalité parmi les hommes. Rousseau continue ici la réflexion commencée dans le Discours sur les Sciences et les Arts. Selon lui, la seule responsable de l’inégalité est la propriété privée. Lorsque certains se sont appropriées de terre, ils sont devenus riches, et pour faire respecter leur terres ils ont institués le lois ; pour faire respecter leur lois ils ont nominés des magistrats. Ainsi est née la société, corrompue dans son principe et crée au profit de riches.
Le Contrat Social. Vue que l’homme est bon par nature, cela signifie que le mal ne réside pas en lui. Tous les vices dérivent du fait qu’il est mal gouverné. Donc il faut rechercher une forme de gouvernement qui permet aux hommes une certaine liberté, qui exprime la volonté de tous et qui est au service de l’homme. Le seul gouvernement possible est donc la république.
Julie ou La Nouvelle Eloise. Le roman est un hommage à deux amants du Moyen Age, Julie et Saint Preux, immortalés dans leur tragique histoire d’amour. Le roman se présente en forme des lettres. Le choix de cette forme permet d’entrer dans le cœur des personnages et rende plus sensibles leur émotions et sensations.
La promenade sur le lac. Le texte est organisé comme une composition musical commencé par un adagio (1ère séquence) suivi d’un crescendo (2ème séquence) puis un decrescendo (3ème séquence). Rousseau décrit la tranquillité de la nature par rapporte avec l’état d’âme du protagoniste, qui dans la 1ère séquence est mélancolie, après dans la 2ème séquence la mélancolie s’intensifie et devient par degrés tourment, l’apogée de désespoir est le désir de Saint Preux de mourir avec Julie. Dans la 3ème séquence il y a un decrescendo des sentiments : on passe du désespoir au soulagement pour retourner à la tranquillité du debout. Pour ce qui concerne les éléments qui se détachent de la période des lumières, il faut rappeler le rôle de la nature qui est vue en parallèle ou en contraste avec l’état d’âme du personnages et la prose poétique utilisée par Rousseau, une prose avec des techniques de la poésie, comme des répétitions et assonances (lignes 17, 18, 19, 20, 21 : tous, nos ; lignes 27,28,29,30 : tous, nos, nous) et des énumérations (lignes 38, 39 des verbes au infinitif.)
L’Emile. Dans l’Emile, œuvre en 5 livres, Rousseau est le précepteur d’un élève imaginaire, Emile, orphelin comme lui. Jusqu’à 12 ans on a l’éducation négative : pas des livres, mais seulement l’expérience et l’observation forment l’intelligence pratique, le sport éduque la corps. Rousseau est le premier penseur à ne pas considérer l’enfant comme un adulte in miniature. Le seul vrai livre est la nature, il faut susciter la curiosité de l’enfant. Ainsi on a un enseignement très actif. Après le 12 ans, on a l’éducation positive : le précepteur oriente l’élève envers un métier manuel et il forme son jugement religieux et morale. Ayant atteint la sagesse, Emile commence son éducation sentimentale. Apres avoir voyagé beaucoup il épouse la femme idéale, Sophie, qui en grec signifie sagesse. Apprendre un métier signifie être utile à la société et capable d’assurer sa subsistance. Ainsi Rousseau s’élève contre les préjuges de la noblesse et il réhabilite une activité retenue plus souvent comme dégradante pour l’esprit.
Leçon de géographie. Le texte est divisé entre trois séquence : dans la 1ère Rousseau affirme les principes fondamentaux de l’enseignement (observation de la nature et expérience directe), dans la 2ème on décrit la leçon de géographie, qui consiste dans la promenade et l’observation de l’endroit où le soleil se couche et où il se lève, la contemplation de la beauté de la nature, puis la réflexion (silence ligne 61) et après les questions (ligne 63). Pour décrire le spectacle de la nature, Rousseau se sert des sensations (notions visuelles et auditives) et des sentiments : la beauté de la nature transmet à l’âme des sentiments de douceur, fraîcheur et enchantement et toutes ces sensations portent l’homme à remercier Dieu, le Père de la vie (ligne 34). Pour ce qui concerne les éléments qui se détachent de la période, on rappelle :
- l’importance des sentiments ;
- le rapport entre l’homme et la nature ;
- l’utilisation de la prose poétique, les techniques de la poésie appliquées à la prose, comme l’assonance en nasales (lignes 23, 24), la rime interne (ligne 28), l’allitération (en –r e en –s ligne 32), la répétition (de si ligne 38). Ca sert pour impliquer le lecteur et pour lui communiquer des sentiments.
DIDEROT
La vie. Quand il est jeune, Diderot s’enfuit à Paris, coupe les ponts avec sa famille, mène une vie de bohème, fait tous les métiers et connaît la misère. Il est impulsif, enthousiaste et passionné. Il devient ami de Rousseau et sort de l’anonymat en publiant plusieurs traductions d’ouvrages anglais. Il est le rédacteur de l’Encyclopédie qui occupe 20 années de sa vie. Il compose aussi les Lettres sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient où il affirme son athéisme et son matérialisme. Pas seulement avec cette œuvre il est philosophe, il est aussi critique d’art et passionné de théâtre.
Les idées. Dans les Lettres sur les aveugles Diderot montre que toutes nos connaissances dérivent de nos sens qui sont trompeur. Ainsi, il n’y a pas de matière ni d’esprit. L’homme est seulement matière douée de sensibilité. La conclusion de matérialisme est l’athéisme : Dieu est le mal sont incompatibles, donc vue que le mal existe cela signifie que Dieu n’existe pas. Diderot est optimiste : il pense que tous les hommes sont capable de distinguer le bien du mal car l’homme possède le sens moral, mais Diderot ne pourra pas résoudre certains contradictions qui dérivent de cet idée. Il s’élève contre l’absolutisme, l’injustice et l’arbitraire ; comme les autres philosophes de lumières, il est favorable à une monarchie parlementaire.
Autorité politique. En nature existe seulement un type d’autorité, l’autorité paternelle, qui toutes fois a des limites. Les autres types d’autorité ne viennent pas de la nature, et il y a :
- l’autorité qui se fonde sur la violence, temporaire parce qu’elle dure jusqu’à ceux qui sont des sujets deviennent tyrannies ;
- l’autorité qui se fonde sur le consentement du peuple, du prince qui gouverne par raison et avec mesure en reconnaissant ses limites en avantageant l’état. Fléchir les genoux devant le roi pour respect c’est acceptable, pour soumission, non.
De la relativité de la morale. Pour Diderot la métaphysique et la morale dépendent des sens. Ici, il choisit l’exemple de l’aveugle car ayant un sens en moins, il a une morale différente. L’aveugle est particulièrement contraire au vol pas parce qu’il le considère un mal, mais parce qu’il ne peut pas se défendre et le faire. Par analogie, Diderot établit un parallélisme entre les aveugles et les normaux : même la morale de l’homme normale est conditionnée par ses sens (petitesse et grandeur pour la vue). La conclusion est que la morale est relative.

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